Postulat :

Le "politiquement correct" a été inventé pour permettre aux imbéciles de l'ouvrir et obliger les gens de bon sens à la fermer.

Samedi 17 mai 2008

 

Dans un billet précédent (

http://ehim.over-blog.com/article-4500001.html ), j’ai dénoncé le fait que les représentants du peuple qui siègent à l’Assemblée Nationale et au Sénat ne représentent qu’une frange privilégiée de la Société : l’Assemblée Nationale est composée à 70% de gens qui ne représentent que 10% de la population (cadres, professions intellectuelles supérieures, commerçants, artisans et chefs d’entreprises). Quant aux ouvriers et employés, ils sont 30% dans la population, mais 2,4% des députés.

 

On sait déjà qu’ils bénéficient de conditions de rémunération, de retraite et " d’indemnisation de chômage et de retour à l’emploi " particulièrement " avantageuses " :

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  • une indemnité mensuelle nette de 5100 Euro (33 500 francs) + 6192 Euro (40 000 francs) par mois pour tous les frais liés à l’exercice de leur fonction (téléphone, réservation d’un chambre dans l’hôtel de l’Assemblée, etc.), ce qui fait " seulement " 11 292 Euro (74 000 Francs) pour survivre,
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  • il leur suffit de cotiser pendant vingt-cinq ans ( leur cotisation compte double pendant quinze ans) pour bénéficier d'une retraite à taux plein, soit un peu moins de 6000 Euro brut par mois. Ils n'atteignent pas tous le nombre d'annuités nécessaire, mais la retraite moyenne d'un sénateur est quand même de 3085 Euro brut par mois et celle d'un député de 2192 Euro par mois. Il suffit d"avoir cotisé cinq ans pour toucher 1572 Euro de retraite par mois. Même s'ils ne sont pas réélus, ils conservent le droit d'entrée aux assemblées (on sait qu'on y trouve un bon restaurant et un bon coiffeur, entre autres) et le demi-tarif SNCF.
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  • Pour éviter qu’ils ne sombrent dans la misère s’ils n’étaient pas réélus, ils bénéficiaient jusqu’à maintenant d’une " indemnité de retour à l’emploi " de 5231 Euro par mois pendant 6 mois. Mais devant les risques de chômage que fait courir la crise du marché du travail, il est évident qu’il fallait donner des garanties plus fortes de " retour à l’emploi " à ces pauvres gens qui, dans le civil, ne sont qu’avocats, médecins, chefs d’entreprise ou cadres supérieurs. Ces représentants du peuple démocratiquement élus ont donc cyniquement et indécemment récemment porté la durée de cette indemnisation " de retour à l’emploi " à cinq ans.
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Comme tous ces avantages ne suffisent probablement pas pour se loger à Paris lors des sessions parlementaires, ils profitent, grâce à l’Office HLM de Paris, de logements à l'année à des prix tout à fait intéressants (639,92 Euro pour un deux pièces de 50m2) pour leurs séjours dans la capitale, ce qui devrait ravir les Parisiens moyens qui n’ont pas un salaire de député et restent sur liste d’attente pendant des mois ou des années.

 

Mais le comble, si on l’a atteint (il y a encore sûrement des choses intéressantes à apprendre), est, selonles informations révélées par Rue 89 sur les conditions de travail des attachés parlementaires (employés et rémunérés par les parlementaires), qu’ils se conduisent comme des patrons-voyous et pratiquent le népotisme aux dépens de leurs employés. (

http://www.rue89.com/2008/05/16/ces-deputes-et-senateurs-qui-bafouent-le-code-du-travail )

 

Lorsque la directrice du service des affaires fiinancières de l’Assemblée Nationale leur a annoncé, le 30 otobre 2007, qu’ils pouvaient transférer dans la limite de 5495 Euro net par mois, la partie non consommée de leur " crédit collaborateur " de 8949 Euro par mois, sur leur indemnité représentative de frais de mandat, on peut supposer que les collaborateurs concernés n’ont pas beaucoup apprécié. Ils ont encore moins apprécié quand ils ont constaté que 261 députés sur 577 n’ont pas reversé ledit reliquat à leur collaborateur, mais l’ont conservé ou reversé à leur groupe parlementaire (

http://www.rue89.com/2008/01/09/les-deputes-font-les-poches-de-leurs-collaborateurs ).

 

Au quotidien, les pratiques des parlementaires, qui sont considérés chacun comme l’employeur privé de leur attaché parlementaire, sont en effet pour le moins surprenantes : "on" embauche des " stagiaires " qu’on rémunère 300 Euro par mois pour travailler 7 jours sur 7, en utilisant deux ou trois stagiaires de septembre à juin, puis en prenant des membres de sa propre famille de juillet à septembre. Et c’est à ceux-là qu’on verse les indemnités parlementaires …Eh oui … Ces employeurs privés ont le droit d’employer des membres de leur famille …

 

Les syndicats ne comptent plus les cas de licenciements abusifs. Licenciés en bloc à l’approche d’élections et se retrouvant sans travail si leur employeur n’est pas réélu, ils ne bénéficient pas des mêmes mesures de " retour à l’emploi " que leurs patrons. Ils ne bénéficient évidemment pas non plus des avantages en nature de leurs patrons (billets SNCF, logements HLM) et même pas de la vaccination gratuite contre la grippe dont bénéficient les parlementaires, leurs conjoints et leur famille, et même pas des 35 heures qui n’ont jamais été appliquées.

 

Si on y ajoute, pour certains, le harcèlement moral ou sexuel, on constate donc que ceux qui sont censés représenter le peuple et nous tiennent de beaux discours ne mettent pas forcément leurs actes en cohérence avec leurs discours.

Quant à ceux qui sont honnêtes mais ne dénoncent pas ces situations, on peut toujours leur rappeler qu’en droit commun, celui qui a connaissance d’actes de nature à nuire aux autres mais ne les dénonce pas est considéré comme complice ou accusé de recel.

 

Il ne faudra donc pas s’étonner que le Peuple se lasse un jour d’être représenté par des privilégiés qui bafouent les principes qu’ils prêchent et les lois qu’ils votent et décide de se débarrasser d’eux pour exercer lui-même la démocratie.

 

par ehim
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Vendredi 16 mai 2008
par ehim
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Mercredi 14 mai 2008

Il n’est pas besoin d’être " déclinologue " pour constater que les conditions de vie d’une majorité de la population française se sont dégradées rapidement, depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy et de ses amis, mais ce gouvernement n’a peut-être pas mesuré, par simple ignorance de certaines règles de la psychologie humaine, à quelle extrémité cette situation peut aboutir.

 

On trouve pourtant dans l’ouvrage " Influence et manipulation " de Robert Cialdini, docteur en psychologie sociale, enseignant à l’Université d’Arizona, des indices qui devraient mettre la puce à l’oreille des dirigeants français et les inciter à la prudence, à moins qu’ils n’aient décidé d’aller délibérément à l’affrontement avec leur propre peuple, ce qui ne peut pas être exclu.

 

Ce principe élémentaire, qui gouverne les agissements des humains dès leur plus jeune âge et qui est utilisé par tous les commerciaux, publicitaires et autres manipulateurs, s’appelle " le principe de rareté ". Pour le résumer en peu de mots, on peut dire que plus une chose est rare, plus elle suscite le désir. Les occasions de satisfaire une envie nous paraissent plus intéressantes lorsqu’elles sont exceptionnelles. Pendant une conversation avec une personne présente en face de moi, je décroche quand même mon téléphone s’il sonne parce que j’ai peur de manquer un appel important. Les timbres qui ont le plus de valeur pour les philatélistes sont ceux qui ont des défauts parce qu’ils sont les plus rares … etc.

Le pire est que le désir de possession s’accroît quand l’objet est également désiré par d’autres en même temps. C’est ce qu’utilise le vendeur de voiture d’occasion ou de maison qui vous prévient qu’il a un autre acheteur qui vous soufflera l’affaire si vous ne vous décidez pas rapidement.

 

Mais il existe un phénomène concomitant au précédent qui devrait inquiéter les politiques et les amener à s’intéresser aux résultats des recherches faites par les spécialistes en psychologie sociale.

La théorie de la réactance psychologique exposée par Jack Brehm (1966, 1981) montre que chaque fois que nous pensons que notre liberté est limitée ou menacée, nous y attachons soudain plus de prix et nous estimons davantage les biens qui y sont liés. C’est ce qui explique que lorsqu’un objet se raréfie ou qu’une cause quelconque nous empêche de l’obtenir, nous réagissons en le désirant et en le recherchant davantage parce que la baisse de l’opportunité de le posséder réduit notre marge de liberté.

C’est un phénomène qui apparaît chez les enfants au cours de leur troisième année et ceux qui ont élevé des enfants connaissent bien cet âge des caprices. C’est à cet âge-là que l’enfant commence à se percevoir comme un individu autonome détaché de son environnement proche et prend conscience de sa liberté individuelle.

On retrouve le même phénomène à l’adolescence, au sortir de l’enfance, quand apparaît le désir de s’affranchir de la tutelle parentale. La meilleure illustration de ce phénomène est le syndrome de Roméo et Juliette qui pousse certains jeunes à s’opposer à leurs parents pour vivre leurs aventures amoureuses, l’intensité de la liaison amoureuse devenant proportionnelle à l’opposition de leurs familles respectives.

 

Ce phénomène se traduit, d’une manière générale, par la tendance à désirer plus fortement et à attribuer plus de valeur à ce qui est interdit, à ce qui risque de manquer à court terme ou à une chose pour la possession de laquelle on est en compétition avec d’autres. La prohibition augmente la contrebande, la censure augmente le désir de s’informer, on se rue dans les magasins au moment des soldes, une information présumée secrète ou confidentielle est considérée comme plus importante et on est fier d’être dans " le secret " des Dieux, etc.

 

Ce que nos gouvernants ignorent peut-être, c’est que les réactions provoquées par la rareté subite d’un objet de désir ont des implications dans le domaine politique et peuvent être une source de troubles et de violences à l’échelon de Sociétés tout entières.

James Davies (1962, 1969) a montré que les révolutions se produisent quand une période d’amélioration économique et sociale est suivie d’un revirement brutal de la conjoncture. Historiquement, ce ne sont pas les catégories opprimées, pour lesquelles rien n’a jamais évolué, qui se révoltent, mais ceux qui ont vu leurs conditions de vie s’améliorer et les tiennent pour acquises et n’acceptent pas de perdre subitement leurs acquis. L’étude des révolutions au cours de l’Histoire montre qu’elles ont toujours succédé à une dégradation brutale des conditions de vie des peuples concernés. Les exemples ne manquent pas mais l’expérience la plus récente est la révolte des Russes contre les putschistes qui, en août 1991, avaient tenté de renverser Gorbatchev pour mettre fin à la libéralisation du régime, alors que tout le monde s’attendait à ce que le peuple russe se résigne.

 

Or, que se passe-t-il en France actuellement, si ce n’est cette tentative du Gouvernement de revenir sur ce que les classes populaires considèrent comme des acquis : assurance maladie, éducation gratuite, pouvoir d’achat, présence des services publics sur tout le territoire, presse indépendante, libertés individuelles (fumer, faire la fête, etc) ?

 

Si la théorie de Davies est juste, on peut donc prévoir sans trop se tromper que, conformément aux implications du principe de rareté et de la réactance psychologique, si le Gouvernement actuel continue d’œuvrer à la dégradation rapide des conditions de vie que les classes populaires majoritaires considéraient comme acquises, un épisode révolutionnaire devrait se produire en France dans les mois ou les années à venir.

 

Les dernières élections ont été un message clair et le fait que les tenants du pouvoir ne l’aient utilisé que pour se conforter dans la poursuite de la même politique ne laisse pas envisager d’autre issue.
La seule question qui reste n’est donc pas " Pourquoi une Révolution ? " mais " Quand ? "

par ehim
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Jeudi 24 avril 2008

Dans l’actualité de la gestion des flux migratoires selon Sarkozy et Hortefeux, l’ignoble le dispute au ridicule.

 

En effet, on vient d’apprendre que les flics qui voyagent en avion en compagnie d’immigrés renvoyés dans leur pays d’origine, tropical en général, bénéficient de points de fidélité sur les lignes des compagnies aériennes dont ils utilisent les avions pour faire leur sale boulot. Ce qui, le temps aidant, leur donne droit à des voyages gratuits sur des destinations de leur choix (on suppose que c’est dans la limite des points accumulés et que, s’ils aiment le soleil, la mer et la bringue, ils vont dans les pays dans lesquels ils ont déjà raccompagné moult ex-clandestins).

 

On voit donc ainsi qu’existe, de fait, une prime d’encouragement à l’exclusion qui, chez certains fonctionnaires zélés - qui, après tout, ne sont que des hommes, avec les faiblesses que ça implique - pourrait stimuler le désir d’atteindre les objectifs qu’on leur fixe en terme de quota annuel d’expulsions.

 

Si l’expression " devoir de mémoire " dont notre hyper-président nous a rebattu les oreilles a un sens, il faudrait que les Français se souviennent que la seule époque pendant laquelle on a encouragé des fonctionnaires à dénoncer, répertorier et escorter des gens dans des camps de transit pour les expédier ensuite vers d’autres destinations dont ils ne sont jamais revenus n’est pas la période la plus glorieuse de l’histoire de notre pays.



http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr/article-19013845.html

par ehim
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Mardi 22 avril 2008

Dali croyait que le centre du monde se trouvait à la gare de Perpignan et il en a suffisamment convaincu les journalistes de l’époque pour qu’on arrive à le croire.

Samedi soir, j’ai soudain réalisé, en regardant le journal télévisé de France 2, que le centre du  monde pouvait se déplacer d’une gare française à l’autre.

 

En effet, pour le journal télévisé d’une chaîne nationale, un retard dans l’arrivée d’un train à Paris peut faire d’une gare le centre du monde, et ce soir-là, c’était la gare du Nord. Quelques centaines de malheureux de passagers de l’Eurostar avaient été victimes des dysfonctionnements de la SNCF (dont on peut se dire que, quand elle sera privatisée, ce sera encore pire).

Quand on sait ce que souffrent, au quotidien, les salariés qui, étant considérés, eux, comme du bétail, arrivent en retard deux ou trois fois par semaine à leur boulot parce qu’ils sont obligés d’utiliser les TER, on est étonné de tant de sollicitude de la télévision (et de la SNCF, mais c’est peut-être grâce aux journaux télévisés) pour les passagers de fin de semaine.

 

Bref, à un moment où, dans 30 pays, les peuples se soulèvent parce qu’ils n’ont pas de quoi survivre au quotidien, on est quand même étonné de constater que, dans notre pays, le retard d’un train, à condition qu’il ne concerne que ceux qui ont accès aux médias, puisse, pour les dix premières minutes d’un journal télévisé national, faire de la gare du Nord le centre du monde.

 

 

par ehim
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