Pourquoi on nous bassine avec la grippe ...

Publié le par ehim

A la lumière des modifications prévues par le Gouvernement actuel dans le fonctionnement du système judiciaire en cas d’épidémie de grippe, on commence enfin à comprendre pourquoi on nous bassine avec cette épidémie depuis des mois.

Les plus suspicieux d’entre nous subodoraient depuis un moment déjà que cet acharnement du Gouvernement à vouloir créer une hystérie collective autour de cette épidémie hypothétique devait cacher un objectif politique pas très avouable.

On pensait qu’il pouvait être très utile à ce Gouvernement, dans une période où on peut soupçonner que l’agitation sociale risque de monter au fur et à mesure que les milliers de licenciements s’accumulent jour après jour, d’avoir sous la main un prétexte pour interdire les rassemblements ou, au minimum, foutre suffisamment la trouille aux gens d’être contaminés pour qu’ils n’aient pas envie de participer à des mouvements de foule. Ca pouvait aussi servir de prétexte pour fermer des Facs ou des lycées au cas où les étudiants s’agiteraient un peu trop. Bref, il avait un outil simple et pratique pour maintenir « l’ordre social » sous prétexte de mesures sanitaires.

Mais l’information relayée par le journal « 20 minutes » du 9 septembre montre que ce Gouvernement vise bien plus loin que le simple maintien de l’ordre et n’hésitera pas, si on le laisse faire, à utiliser la dramatisation, qu’il a orchestrée, comme un outil de durcissement des outils de répression, outils qu’il a déjà par ailleurs considérablement augmentés depuis qu’il est au pouvoir.

En effet, on apprend que « le plan de pandémie grippale » préparé par le Ministère de la Justice et envoyé début juillet aux présidents de cours ne prévoit rien moins que « d’adapter le fonctionnement de la justice en cas de pandémie, pour une durée de six mois renouvelable, en légiférant par ordonnance. »
Parmi les mesures envisagées, le jugement des mineurs par les tribunaux correctionnels, la tenue des audiences à huis clos, la prolongation du délai de détention provisoire de quatre à six mois et, pour les gardés à vue, le report de la visite d’un avocat de la première à la vingt-quatrième heure. Comme si un avocat ou un détenu était moins contagieux à la vingt-quatrième heure qu’à la première ...

Le président de l’Union syndicale des magistrats va jusqu’à se demander « si ce dispositif ne va pas servir de test pour une future politique pénale. »

Ce à quoi Madame Alliot-Marie répond que tout ceci n’est qu’un projet et que les syndicats seront consultés le moment venu.

On en arrive donc à se demander si cette épidémie, ou au moins la trouille qu'elle engendre, n’est pas ardemment souhaitée par ce Gouvernement, ce qui lui permettrait de justifier la mise en place d’un régime de plus en plus autoritaire régi par des lois d’exception renouvelables.

On ne peut qu’attendre avec impatience l’invention d’un vaccin anti-fascisant qui nous immuniserait contre les épidémies d’autoritarisme qui réapparaissent périodiquement ici et là dans le monde.

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www.symptomesgrippe.com 28/01/2013 17:29


Bonjour,


 Pour ceux que cela intéresse, j'ai créé un site qui rassemble tous les symptomes de la grippe et ses différents remèdes.


 N'hésitez pas à aller faire un tour : http://www.symptomesgrippe.com


Belle journée,

Jean-Pierre Friedman 16/12/2009 11:07


Paranoia quand tu nnous tiens. D'abord le terme fasciste si galvaudé doit être dénoncé au même titre que les ridicules expressions politiquement correctes que vous dénoncez à juste titre. Le mot
"facisme" désigne une idéologie et un régime qui ont régné pendant quelques année en Italie et auxquels les intellectuels ont fait une carrière injustifiée car il a été sans rapport avec les
terrifiants totalitarisme qui ont ensanglanté depuis une grande partie  de la planète et qu'on affuble du même nom même si leurs grands inspirateurs sont  les  psychotiques Marx
et Lenine.  Maintenant le mot "facisme" plait au politiquement correct et permet de jouer à se faire peur. Quand aux véritables causes de cette gigantesque campagne d'intoxication à propos de
la grippe des esprits elles sont plutôt à chercher du coté d'une collusion entre industriels de la politique et certains milieux politiques financés directement ou infirectement par eux. La
préoccupation de détourner les moutons (pardon les électeurs) de problèmes insolubles, peut aussi jouer son rôle.