Les sociopathes au pouvoir

Publié le par ehim

PONEROLOGIE ET REGNE DE LA BETE :
L’Histoire de l’Humanité ne manque pas de prophéties pour annoncer la venue d’un règne du Mal, la plus connue dans notre culture occidentale étant l’Apocalypse selon Saint-Jean qui décrit l’arrivée sur Terre et le règne de la Bête.
Le fantasme de l’arrivée au pouvoir d’hommes inspirés par des forces maléfiques ne cesse de torturer l’esprit des hommes depuis qu’ils se sont regroupés en Sociétés et se sont dotés de principes moraux, parce que les gens " normaux " se sont toujours inquiétés, non seulement de leur avenir personnel, mais aussi de celui de leurs semblables et de la collectivité tout entière.

Plus près de nous, suite aux ravages provoqués par les régimes nazis et communistes, le psychiatre polonais Andrew Lobaczewski a étudié systématiquement en suivant une démarche scientifique la manière dont, à certaines époques et de manière cyclique, des êtres humains psychologiquement déviants arrivent à infiltrer les structures sociales, économiques et politiques de certaines Sociétés humaines pour s’approprier le pouvoir politique et détourner les richesses de ces Sociétés à leur profit ( "Ponérologie politique (Etude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques)", Editions Pilule Rouge).
Avec quelques décennies d’avance, le travail de Lobaczewski anticipe clairement la dérive actuelle du capitalisme par la dérégulation du libéralisme économique et nous rappelle que n’importe quel système social peut-être perverti par une minorité lorsque celle-ci s’affranchit des principes humanistes les plus élémentaires.
La communauté de langage entre certains hommes d’Etat au pouvoir actuellement, comme le comportement de certaines entreprises multinationales, devraient mettre la puce à l’oreille de ceux qui ont encore foi dans des idéologies politiques ou des théories économiques qui prétendent apporter des solutions aux problèmes de l’Humanité. Il faut comprendre que, pour certains individus, les idéologies ne sont que des paravents qui leur permettent d’avancer masqués pour manipuler les foules afin d’atteindre des objectifs qui n’ont pour finalité que la satisfaction de leur ego démesuré et leurs appétits les plus prosaïques.
Dans son ouvrage " Ponérologie (ou la genèse du mal appliquée à des fins politiques) ", édité en français par les Editions Pilule Rouge, Lobaczewski expose les résultats du travail de plusieurs chercheurs pendant des décennies pour expliquer comment une minorité de psychopathes (ou, plus exactement, de sociopathes ) peut arriver à gangrener une Société entière pour y imposer ses déviances et faire de celles-ci des principes de gouvernement et de relations sociales.
Il existe en effet, dans n’importe quelle Société humaine, une minorité d’individus, de 3 à 6% selon les spécialistes, porteurs de déviances dues, selon Lobaczewski, soit à leur hérédité, soit à des évènements qui ont gravement perturbé leur développement psychologique au cours de leur enfance ou de leur éducation. D’une manière générale, les spécialistes s’entendent sur le fait que tous ont souffert durant leur jeunesse de carences affectives ou éducatives graves.
La description de ce type d’individus, on la trouve dans un extrait du livre " The sociopath next door " (" Le sociopathe d’à-côté ") de Martha Stout, psychologue de Harvard :
" Imaginez – si vous le pouvez – n’avoir absolument aucune conscience morale, aucun sentiment de culpabilité ou de remords quoi que vous fassiez, aucun sens des limites à ne pas franchir et aucune attention pour le bien être des autres, qu’ils vous soient étrangers, qu’ils soient vos amis ou des membres de votre famille. Imaginez n’avoir jamais eu à lutter contre un sentiment de honte, quel que soit le genre d’action égoïste, paresseuse, nuisible, ou immorale que vous ayez accomplie.
Et imaginez que le concept de responsabilité vous soit inconnu, sauf comme un fardeau que les autres semblent accepter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules.
Ajoutez maintenant à cette étrange anomalie la capacité de cacher aux autres que votre conformation psychologique diffère radicalement de la leur. Puisque chacun suppose simplement que la conscience morale est universelle, cacher le fait que vous n’en avez aucune vous sera plutôt facile.
Vos désirs ne sont pas freinés par la culpabilité ou par la honte et vous n’êtes jamais mis en difficulté en raison de votre sang-froid. Votre absence de sentiments est tellement étrangère aux autres, et elle échappe tellement à leur entendement, qu’ils devinent rarement votre état.
Autrement dit, vous n’avez absolument aucune contrainte interne et votre pouvoir de prendre n’importe quelle décision sans être embarrassé par un problème quelconque de conscience n’est même pas décelable par votre entourage.
Vous pouvez faire n’importe quoi et l’avantage que vous avez sur la plupart des gens bridés par leur conscience, peut même être ignoré. "
 
Pour Jérôme Vermeulen, psychologue, www.lepsychologue.be/psychologie/psychopathe-sociopathe.asp  ,
" Il est à la fois difficile, inquiétant et fascinant de se mettre dans la peau d'un psychopathe, tant celui-ci diffère profondément de la majorité d'entre nous dans sa façon d'appréhender les autres et le monde dans lequel il vit.

Des synonymes au mot psychopathe existent : on parle également de sociopathe et de personnalité antisociale. Ces deux termes faisant clairement référence à la notion de transgression des règles et obligations sociales les plus élémentaires.

Les psychopathes n'en ont que faire. Si ce n'est peut-être, pour les plus intelligents d'entre eux, mais seulement dans la mesure où ils tenteront de bien les maîtriser afin de ne pas se faire prendre lorsqu'ils les contournent. Telle pourrait d'ailleurs être la devise d'un psychopathe et de son esprit prédateur : prendre sans me faire prendre. S'il est pris, on ne constatera que peu (et généralement pas) de changement de comportement dû à l'expérience ou à la sanction.

Lorsqu'il est pris, le psychopathe tentera de se justifier, de minimiser les faits, de reporter la responsabilité sur autrui, de trouver des explications spécieuses... Il cherche juste à s'en sortir sans trop de casse.

Aussitôt relâché dans la nature, il tentera de recommencer en ne se faisant pas prendre cette fois.

Pour aller un peu plus loin encore, je dirais que le psychopathe n'est absolument pas préoccupé par ce que peut ressentir et vivre autrui. Il est indifférent, froid, insensible. Peu doué pour les émotions et encore moins pour l'empathie. Il ne ressentira pas de remords ou de culpabilité s'il a volé, escroqué, agressé.

Le psychopathe concrètement
Si son intelligence est médiocre, il fera partie de ces petits malfrats passant une bonne partie de leur temps en prison pour vol, agression, ou meurtre. Sans emploi ou vie sentimentale stable.

S'il est plus intelligent, il pourra survivre sans se faire prendre, parfois dans des situations de semi-marginalité. Je ne peux m'empêcher comme nombre de mes compatriotes, de repenser à Marc Dutroux, véritable prédateur, assassin d'enfant sans aucun état d'âme...

S'il est très intelligent et issu d'un milieu social favorisé par exemple, il sera particulièrement doué pour la dissimulation et l'exploitation des failles du système. Par exemple homme politique ou responsable d'entreprise, il escroquera sans remords, s'enrichira sans scrupule sous des abords a priori respectables, tentera de se "placer" là où il y a de l'argent à se faire et du pouvoir à exercer. Parfois avec beaucoup de réussite ! "
 
 
On voit donc bien le danger que représentent pour tous les autres membres du corps social, les individus dont la personnalité est structurée sur ce modèle. Mais si certains psychologues s’intéressent actuellement aux dangers qu’ils représentent pour les autres individus dans la vie courante, en famille ou au travail, l’intérêt du travail de Lobaczewski est de montrer le danger que cette catégorie d’individus représente pour des Sociétés humaines tout entières lorsqu’ils noyautent les organisations politiques et économiques, et arrivent à conquérir le pouvoir.
Considérant les évènements politiques des dernières décennies et le comportement des dirigeants politiques et économiques des pays occidentaux parmi les plus puissants, on est en droit de se poser des questions sur l’appartenance de certains de leurs dirigeants, à des degrés divers, à la catégorie des sociopathes.
 
Certains des traits qui les caractérisent, selon Robert Hare, professeur émérite à la British University of Columbia (Canada), spécialiste mondial dans ce domaine, vous feront peut-être penser à un (ou plusieurs) personnage politique français actuellement au pouvoir :
De beaux-parleurs : ils sont souvent très doués à l’oral, d’autant qu’ils ne ressentent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public. Ils ont réponse à tout et sont capables de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche exceptionnelle, faconde hors-norme
 Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On leur prête naturellement des qualités de meneurs d’homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les intéressez (parce que vous avez de l’argent, du pouvoir, du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance
Narcissisme : les psychopathes sont toujours très arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait de personnalité déplaisant sous une fausse modestie. Ils ont une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont l’impression d’être des surhommes, des individus à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se perçoivent comme le soleil de la scène sociale. Leurs démarches, toujours intéressées, seront souvent présentées comme des faveurs. Dans leur esprit, tout leur est dû car ils sont exceptionnels ; par conséquent, ils se servent. On parle souvent de leur " mégalomanie " ou de leur " égocentrisme ".
- Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières de manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un répertoire de techniques de manipulation particulièrement riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : " Quiconque pense le contraire est hypocrite ".
 - Les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent naturel pour donner d’eux-mêmes une image très flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent leur CV ; ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement tous ceux qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber le masque.
 - La labilité logique : les psychopathes ont tendance à multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop d’importance à certains faits, en minimisent d’autre. Leur esprit d’analyse, très sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur mémoire fonctionne de la même manière. Il leur arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des promesses qu’ils oublient peu de temps après. Ils commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout cela pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront qu’il s’agissait d’un " malentendu ".
- Les psychopathes sont toujours très agressifs et très combatifs. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu’il faut pour sortir vainqueur. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu’il faut pour sortir vainqueur.
 - L’appétit de pouvoir : les psychopathes sont des " control freak ". Ils éprouvent le besoin de contrôler les gens qui gravitent autour d’eux et qu’ils perçoivent comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de subvenir à leurs besoins (psychologiques, matériels, sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans domestiques. Ils occupent fréquemment des postes à responsabilité dans leur vie active. Ils s’entourent d’adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur faire de l’ombre.
- Ils connaissent les paroles, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu’ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l’empathie et du sens moral : l’amour, l’attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu’ils connaissent les paroles, mais pas la musique.
Ils connaissent les paroles, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu’ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l’empathie et du sens moral : l’amour, l’attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu’ils connaissent les paroles, mais pas la musique.
Un style théâtral : les psychopathes ont tendance à en faire trop également sur le plan de la gestuelle. Ils ont un petit côté théâtral et parlent avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques, lèvent les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils peuvent faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous les connaissez à peine. Ils outrepassent les étapes traditionnelles de l’amitié qui s’ébauche en s’efforçant de vous faire croire - trop vite - que vous êtes déjà les meilleurs amis du monde. " 
(Intégralité de l’article sur www.agoravox.fr/article.php3

 
A la lumière de l’évolution du personnel politique dans les Sociétés les plus développées du Monde depuis la révolution industrielle, on est en droit de penser que les sociopathes ont graduellement (ce qui n’a pas n’exclut pas que cela ait parfois été très brutal) pris le contrôle d’un certain nombre d’entre elles,. Les exemples qui viennent immédiatement à l’esprit sont la période nazie et l’ère stalinienne, mais ce serait une erreur de croire qu’ils sont représentatifs, à eux–seuls, de la réalité du phénomène.
On peut même penser que ces épisodes sanglants ne sont dus qu’à une catégorie spécifique de sociopathes qui est celle des plus violents, mais des moins adroits, et que cela en a conduit d’autres à mettre au point d’autres stratégies moins douloureuses pour s’emparer du pouvoir et s’y maintenir. Tenant compte du fait que le maintien au pouvoir de sociopathes violents se soldait par une réaction également violente des opposants intérieurs et extérieurs, ceux qui leur ont succédé ont préféré utiliser des méthodes plus " douces " de contrôle des masses par la maîtrise de la communication.
On peut également penser que la professionnalisation de la politique dans les pays démocratiques a favorisé cette prise de contrôle, dans la mesure où elle a favorisé l’accession à des responsabilités de plus en plus élevées de sociopathes dont les caractéristiques que nous avons décrites plus haut les prédisposent particulièrement au discours politique, à la manipulation et à la prise de contrôle des gens normaux.
Si l’on y ajoute la prise de contrôle progressive des médias à l’échelle nationale par les sociopathes ou par ceux gens qui les soutiennent, on s’aperçoit que le contrôle de pays entiers devient possible. 
En observant l’histoire des pays développés durant le dernier siècle, on peut constater que la prise de contrôle des activités économiques par des sociopathes incapables d’éprouver la moindre empathie pour leurs semblables et uniquement préoccupés de leur ego et de leurs satisfactions personnelles ne date pas d’hier. L’un des meilleurs exemples est celui des entreprises financières domiciliées dans des pays ennemis des Nazis qui ont financé, durant tout le conflit, les activités des industries qui collaboraient avec le pouvoir Nazi, et de leurs administrateurs qui ont fait fortune de cette façon. Le grand-père de l’actuel président des Etats-Unis en est un exemple parmi d’autres.
Par la suite, la récupération, l’hébergement et l’exploitation des compétences de criminels de guerre Nazis, le financement de coups d’Etat pour maintenir ensuite au pouvoir des dictatures sanglantes sur tous les continents, le contrôle des activités les plus lucratives, telles que la fabrication et la vente d’armement, l’exploitation des ressources pétrolières ont permis aux sociopathes d’élargir leur influence politique et économique et d’augmenter leurs profits.
Il est également évident que le profil psychologique des sociopathes qui contrôlent l’économie et la politique est tellement semblable à celui de ceux qui contrôlent les organisations criminelles les plus puissantes qu’il faudrait être naïf pour ne pas penser que des collaborations occasionnelles ou permanentes ont pu s’établir entre les sphères d’activités légales et illégales contrôlées par les uns ou les autres. 
Certains évènements de ces dernières décennies peuvent laisser penser qu’il y a une collusion objective entre le monde politique, les organisations criminelles qu’on appelle Syndicat du Crime outre-atlantique, Mafia ailleurs (nom devenu commun puisqu’on parle maintenant de mafia russe, de mafia albanaise), Yakusa au Japon, Triades en Chine, etc, et certains secteurs industriels comme ceux de l’armement, du pétrole et surtout de la finance internationale… Bref, dans tous les secteurs où l’argent circulant en grosses quantités, il est possible de recycler dans des affaires légales l’argent du crime, de la prostitution et des trafics en tous genres. Les activités légales ont besoin de beaucoup d’argent et les activités criminelles peuvent en fournir beaucoup. On serait donc étonné que les vases qui contiennent tous ces capitaux ne soient pas communicants.
Le résultat de cette évolution est qu’on se trouve maintenant en présence d’une entité multiforme dans laquelle les activités légales et illégales, comme les activités publiques et secrètes, sont tellement imbriquées les unes dans les autres que les acteurs eux-mêmes ne peuvent plus savoir qui contrôle quoi ou qui manipule qui. On peut dire que les Sociétés développées sont maintenant sous le contrôle d’une pieuvre, d’une hydre à têtes multiples dont les tentacules s’étendent sur la planète entière, à l’image de la Bête décrite dans l’Apocalypse de Saint-Jean, la seule question sans réponse étant la date à laquelle elle a vraiment commencé à régner sur le Monde.
L’un des points communs que l’on peut trouver aux têtes dirigeantes de cette Bête immonde est qu’elles sont composées de sociopathes tels que décrits plus haut, les tentacules étant constitués, soit de ceux qui sont plus ou moins sociopathes, ce qui conditionne le degré d’avancement qu’on leur accorde dans la hiérarchie, soit de naïfs manipulés qui ne connaissent pas réellement les objectifs de leurs dirigeants et acceptent de croire à ceux qu’on leur présente officiellement : développement de l’entreprise, croissance économique, rentabilité, productivité, augmentation de leur niveau de vie ou autres cibles fictives qui servent à masquer les objectifs réels des dirigeants. 


Pour ce qui concerne la France, on voit bien maintenant que, après la destruction du mouvement syndical et des services publics où les syndicats étaient les mieux implantés, l’objectif final a été atteint par la prise de contrôle des médias par les amis des sociopathes au pouvoir. Les forces susceptibles de réagir aux inégalités croissantes sont maintenant neutralisées.
Le rapprochement de la France avec les Etats-Unis, déjà sous contrôle des sociopathes, est un signe parmi d’autres de cette collusion entre les dirigeants appartenant à cette catégorie, tout comme la relégation du Parlement au rang de chambre d’enregistrement, la personnalisation du pouvoir dans les mains d’un hyperactif instable qui décrédibilise la fonction et se crée des obligations personnelles vis-à-vis " d’amis " qui contrôlent l’économie.
Bref, tout a été fait pour que la France soit désormais elle aussi sous le contrôle de cette minorité d’individus insensibles au sort de leurs semblables et seulement préoccupés de leur ego et de leur fortune. On peut dire que la boucle est bouclée, que tous les aménagements que les gens " normaux " avaient obtenus pour mener une vie " normale " dans un pays " normal " sont maintenant menacés. Pour ceux qui sont encore sceptiques, l’avenir devrait leur prouver assez rapidement ce qu’il en est.
Un espoir reste cependant, c’est que, dans son livre, Lobaczewski montre que les sociopathes sont, par essence, incapables de se maintenir au pouvoir à partir du moment où la réalité de leurs objectifs devient évidente à la majorité des gens normaux. Car la résistance qu’ils rencontrent à partir de ce moment-là les oblige, à plus ou moins long terme, soit à renoncer au pouvoir, soit à recourir à la violence, et c’est ce qui, à plus ou moins brève échéance, provoque leur perte.


Il reste donc à attendre un réveil des naïfs et un sursaut de la masse des gens normaux pour espérer voir le début d’un retour à une situation normale dans notre pays, ce qui ne présage en rien du sort du reste du monde auquel nous sommes maintenant assujetti, donc de l’avenir de notre pays sous le règne de la mondialisation gérée par des sociopathes.
 
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Iboga 26/01/2010 12:44


Bravo à vous pour cette remarquable synthèse. Je connais très bien le sujet et vos r&éférences bibliographiques.  pour avoir été "vicitme"  4 années durant d'un de ces sociopathes
séduisant, intelligent et puissant, personnage de l'ombre derrière la puissance politique et financière. Une plongée dans l'abime,  un vertige sans fin dans un monde que nul ne peut imaginer
s'il ne l'a jamais vécu. Jusqu'à en vomir devant son abjection. Non, il n'y a pas de sociopathes en nous, être normo-névrosés. Heureuse encore d'ne être sortie vivante. Ce sont des êtres
profondéments différents de 'Homme normo-nevrosé. Et c'est la raison pour laquelle ils se planquent en gangrénant particulièrement des territoires sociaux qui leurs permettent de brouiller les
pistes,  comme la psychiatrie (oui!), le droit, la finance, la politique... Tout au plus le normo-nevrosé peut-il se laisser entraîner à cautionner, devenir complice, grisé par les promesses
du "gourou", mais il le fera sous l'emprise de la manipulation du sociopathe qui va actionner en lui des ressorts sordides (attiser  des ressentiments, des haines, diviser, ... ). Cela peut
marcher un temps, mais cette personne manipulée sera juste ce que les anglo saxons appelent un des  "sycophants" du sociopathe, un de ses "valais" au service de l' ego malade du sociopathe ,
et qui sera jeté quand il aura fini de servir. 80 de gens normaux, 5% de sociopathes et 15 % de sycophants, ce sont les proportions que l'on retrouve dans la littérature, non?
il m'est apparu d'expérience d'ailleurs que les sociopathes de l'ombre mettent au pouvoir des "sycophants" qu'ils utilisent comme de marionnettes . Je ne pense pas que Sarkozy soit un sociopathe
mais un de leurs "sycophants".  il importe de diffuser le plus largement possible cette connaissance de la manipulation afin que de plus en plus de gens en soit informés. Notre avenir en
dépend (1984, Orwell)
 


Jean-Pierre Friedman 20/12/2009 10:58


Remarquable étude mais incomplète. Le plus dangereux c'est qu'il existe en chacun de nous un sociopathe qui sommeille, exactement semblable à celui que vous avez décrit. Et il est facile de le
réveiller: lire l'expérience de la prison de Stanford dans "L'esprit nu". tant qu'il y aura des contrepouvoirs pour nous protéger le moins mal possible de la sociopathie des dirigeants et des lois
pour nous protéger de la sociopathie des autres, la situation reste tolérable. mais ce n'est pas le cas partout et la mondialisation peut-être en priorité celle de la psychopathie. Un autre danger
est de ne voir que le franco-français , cet arbre qui cache la forêt.  Autre chose: je connais des dizaines de leader politiques  adulés des Français dont le profil et le
comportement sont d'ors et déjà pour ceux qui les approchent semblables à celui de N.K. C'est pourquoi il est dangereux (injuste on s'en fout) de se focaliser sur lui.


Jean-Charles DUBOC 19/02/2008 13:49

Intéressante synthèse. Je dois avouer que j’ai été particulièrement choqué par la dernière initiative de Nicolas Sarkozy de « confier » la mémoire d'un enfant juif victime de la Shoah à un élève de CM2. Cette idée n’est rien d’autre qu’une horrible manipulation affective, et la dernière proposition de l’Elysée, que ce soit une classe entière plutôt qu’un élève à qui sera «confiée la mémoire» d’un enfant juif victime de la Shoah, ne retire rien au chantage affectif et à l’inévitable culpabilisation qui s’en suivra pour des enfants de dix ans. Parmi toutes les réactions des dirigeants politiques, la réaction la plus humaine est celle de Simone Veil : « Mon sang s’est glacé ». Et je me pose cette question : «  A quelle occasion le sang d’un être humain, que la vie a aussi cruellement éprouvé dans son adolescence que Simone Veil, et qui sait ce qu’est la Shoah, peut-il se glacer ? » La réponse est celle-ci : Le sang d’une personne « se glace » lorsqu’elle se trouve face à une véritable monstruosité, face à quelque chose d’inhumain, qui l’horrifie totalement. Et le sang de Simone Veil s’est glacé lorsqu’elle a compris ce que signifiait cette proposition pour des enfants. Mais il s’est aussi vraisemblablement glacé pour une deuxième raison.  En effet, comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu utiliser  la mémoire d’enfants martyrs pour monter une opération de manipulation du public dans son propre intérêt ?  Car cette proposition de Nicolas Sarkozy n’est rien d’autre qu’une horrible manipulation affective.  Et là, je suis inquiet pour mon pays dont le dirigeant le plus élevé prouve ainsi son manque d’humanité.  Cette proposition de Nicolas Sarkozy, me consterne, m’atterre, m’horrifie. Je me demande si Nicolas Sarkozy utilise sa connaissance de l’être humain dans l’intérêt commun, ou bien si c’est pour satisfaire, au moyen de la manipulation des émotions, un besoin de pouvoir quasiment sans limite que lui apporte, d’ailleurs, la Constitution de la Vèm République. Cette initiative de Nicolas Sarkozy révèle un indéniable manque d’humanité, d’empathie, en même temps qu’une capacité à manipuler les émotions qui est tout à fait caractéristique de la sociopathie. Jean-Charles Duboc

Syl 12/02/2008 20:22

Bonsoir !Bravo pour ce superbe article, bien documenté et tellement pertinent. C'est un véritable plaisir de lire votre blog.J'ai pris note des références de certains des livres que vous mentionnez. Il y a quelques années, j'avais lu "Les manipulateurs sont parmi nous" d'Isabelle Nazare Aga et finalement, ce qui est dit ici sur les sociopathes rejoint à certains égards ce que j'ai lu sur les manipulateurs, leurs caractéristiques, etc.J'en suis toujours à me demander pourquoi l'homme de la rue a voté comme il l'a fait aux dernières élections. Va-t-il récidiver ? Quand va-t-il ouvrir les yeux ?Votre article donne  quand même un espoir. Ca fait du bien !      

maeva 12/02/2008 17:33

Aristote, avant eux tous, avait dit aussi que les hommes ne sont point naturellement égaux, mais que les uns naissent pour l’esclavage et les autres pour la domination. (Jean-Jacques Rousseau)