Proposition de loi anti-suicide
Le président de l'Union Nationale pour la prévention du suicide vient de déclarer qu'il déplore le fait que le suicide fasse dix mille morts par an en France.
Il est terrible de constater que ce fléau cause chaque année plus de victimes que les accidents de la route ou le tabagisme passif.
Dans le même esprit que celui qui a présidé à la criminalisation des conducteurs imprudents et des fumeurs, il serait donc temps de voter une loi anti-suicidaires qui condamne les candidats au suicide ou ceux qui les y poussent à de fortes peines, sous forme d'amendes, d'obligations de soins psychiatriques ou d'incarcérations, de façon à éradiquer ce fléau.
Le coût pour la collectivité d'un décès, par les frais qu'il entraîne et le manque à gagner qu'il engendre pour l'Etat en raison de l'arrêt des prélèvements obligatoires que le décédé aurait pu verser toute sa vie, justifie amplement cette mesure.
Il est évident que cette suggestion est également animée par un esprit de justice et d'équité vis-à-vis des catégories criminogènes citées plus haut et qu'elle vise à protéger les citoyens de leurs déviances et des conséquences qu'elles entraînent pour eux-mêmes et pour la collectivité.
L'occasion se présente de réfléchir à cette proposition le 5 février, journée nationale de prévention du suicide, et il serait souhaitable que les candidats à la présidence de la République se prononcent sur ce sujet.