Comme l'Ile de Pâques
Je ne sais pas qui est le premier à en avoir eu l'idée, mais le parallèle entre la destinée de l'humanité et celle de l'Ile de Pâques est très intéressante.
Contraint de vivre dans un monde clos et limité, l'échantillon d'humanité que représentait la population de l'Ile de Pâques a fini par arriver à sa perte par auto-destruction. Obnubilés par la construction de statues géantes destinées sans doute à invoquer une puissance céleste quelconque, les Pascuans ont fini par détruire tous les arbres présents sur leur île pour procéder au roulage des statues jusqu'à leurs lieux d'implantation et à désertifier et corroder ainsi leur sol jusqu'à être privé de ressources alimentaires. Et les guerres entre tribus pour leur survie ont fait le reste.
Comme l'a dit Nicolas Hulot lors de la visite de cette île, "on se demande à quoi pouvait penser celui qui a coupé le dernier arbre de l'île."
Si la réponse est qu'il l'a sacrifié à la divinité qu'il adorait, on peut en conclure que la croyance en un paradis hypothétique, sur la Terre comme au ciel, peut amener l'homme à toutes les extrémités, y compris à sa propre disparition.
Alors, vous me direz que les religions n'ont plus aujourd'hui le pouvoir mener à de telles aberrations.
Ce serait sans compter sur une religion qui a supplanté toutes les autres, et on peut se demander à quoi pensent en ce moment ceux qui sont en train de sacrifier la planète à leur seul dieu : l'argent.