Pauvres députés : une vie de forçat !
L’un d’entre eux déclare dans un magazine : " Je travaille de plus en plus … Je ne peux pas m’empêcher de venir au moins une fois par semaine à l’Assemblée. " On comprend qu’il soit fatigué, le pauvre !
La session ordinaire dure de début octobre à fin juin, soit neuf mois de travail : épuisant !
Mais les traditionnelles vacances estivales, de fin juin à début octobre (4 mois seulement !) sont régulièrement interrompues , comme en juillet 2003 lors de la canicule (les vieux ne les laissent pas tranquilles, ces malheureux élus nationaux !).
Pour ce travail de galérien, les députés ont droit à :
- une indemnité mensuelle nette de 5100 Euro (33 500 francs),
- 6192 Euro (40 mille francs) par mois pour tous les frais liés à l’exercice de leur fonction (téléphone, réservation d’un chambre dans l’hôtel de l’Assemblée, etc.),
ce qui fait seulement 11 292 Euro (74 mille Francs) pour survivre, une vraie misère !
à quoi s’ajoutent :
- un crédit mensuel de 8784 Euro (57 600 Francs) pour employer entre une et cinq personnes (secrétaires, attachés, etc).
- une carte d’accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en première classe,
- un crédit annuel de 40 allers-retours en avion,
- et un prêt de 76 225 Euro (cinq cent mille francs) à 2% sur dix ans pour l’acquisition d’un logement ou d’un bureau,
Ce qui fait dire à l’un d’entre eux : " Au total, on dépense beaucoup plus que ce que l’on gagne. On ne fait pas ce métier pour s’en mettre plein les poches. C’est une vocation. "
Que des malheureux, ces députés, j’vous dis !