Quand les Français " se tuent au travail "
Il semblerait qu'en France, les salariés " non rentables " aient trouvé une solution radicale pour ne pas empêcher leur entreprises d'être encore plus compétitives et faire encore plus de profit à redistribuer à leurs actionnaires.
Chaque année, 300 à 400 salariés, qui n'arrivent pas à suivre le rythme de productivité qu'on leur impose, ou qui ne supportent plus le harcèlement dont ils sont l'objet, mettent volontairement fin à leur calvaire en se suicidant. Il faut dire que la France se classe au troisième rang pour le nombre de dépressions nerveuses liées au conditions de travail, ce qui montre qu'il y a pire, mais on ne sait pas si il faut s'en réjouir ou en pleurer.
Apparemment, le rythme de ces suicides " pour manque de compétitivité " semble vouloir s'accélérer cette année, à moins que les médias ne nous fassent ces révélations que pour discréditer le monde de l'entreprise qui, comme chacun le sait, est là pour permettre à tout un chacun de s'épanouir et se réaliser pleinement. A moins qu'un brillant esprit ait trouvé cette solution radicale pour résorber le chômage.
La question que l'on peut se poser, c'est pourquoi ce phénomène semble toucher les salariés du bas de l'échelle plutôt que ces malheureux dirigeants qui ploient sous le poids des responsabilités, sont harcelés de charges et d'impôts et ont à faire face chaque jour à une concurrence effrénée. A croire que ce sont ceux qui ont la vie la plus facile qui sont les moins résistants !
On peut aussi se demander jusqu'à quel stade d'oppression et de harcèlement les employeurs pourront pousser le bouchon avant que les salariés préfèrent se révolter plutôt que de se suicider les uns après les autres. Mais ça, c'est une autre histoire ...