Fuite des cerveaux, expatriations : le mythe
Si l'on se réfère aux chiffres de l'INED (Institut National d'Etudes Démographiques), la fuite des Français à l'étranger, que certains nous présentent comme la résultante de la pression fiscale exercée sur les contribuables les plus riches et le manque de débouchés pour les plus intelligents, est une légende :
- la France se situe au quinzième rang des pays européens pour le nombre d'expatriés,
- il n'y a, en France, que 4 pour cent des diplômés d'études supérieures qui s'exilent, contre, par exemple, 12 pour cent de la même catégorie en Angleterre, pays qui nous est toujours présenté comme celui qui accueille nos exilés.
Qui a intérêt à faire circuler cette rumeur manifestement mensongère, si ce n'est les défenseurs de ceux qui paient les impôts les plus élevés et les entreprises qui veulent recruter des diplômés de haut niveau sans les payer pour ce qu'ils méritent ?