POURQUOI LES RELIGIONS SONT DEVENUES INUTILES
Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez le " Cours accéléré d’athéisme " de Campillo et Ferreras, que vous soyez croyant ou non. Vous y trouverez les quelques idées suivantes :
1 – Il est impossible de démontrer scientifiquement et rationnellement l’existence de Dieu. Donc la religion ne repose que sur la foi. La foi n’étant pas un acte de raison, chaque religion se réclame donc d’une révélation, mais ces révélations sont toutes différentes et elles sont œuvres de prophètes donc œuvres humaines, ce qui ne prouve donc pas l’existence de Dieu. Pour les croyants, il ne reste que la foi. L’athée respecte les croyances de chacun, c’est pourquoi à la question " Dieu existe-t-il ? ", il ne peut répondre que " Je ne sais pas, mais je crois que non. "
2 – L’athée croit en tous les dieux en tant que phénomènes historiques liés à l’histoire de l’humanité. Ils sont une réponse au questionnement de l’homme sur l’origine de l’Univers et de la vie, questions auxquelles il a été jusqu’à maintenant impossible de répondre complètement. L’athée croit en tous les dieux parce qu’il croit en toutes les angoisses auxquelles l’Homme a été confronté depuis le début de son histoire.
3 – La création humaine de dieux ne peut se maintenir sans la création de religions. Pour l’homme l’existence d’un dieu uniquement préoccupé de son essence divine n’est pas acceptable : il a besoin de croire que Dieu s’occupe de lui, s’occupe des hommes. Ce qui nécessite un corps sacerdotal.
La religion étant basée sur des dogmes immuables, sa durée de vie est forcément limitée car elle n’adapte pas ses dogmes à l’évolution des connaissances. Ses dogmes étant périmés, cela finit toujours par amener le clergé à lutter pour sa survivance au lieu de lutter pour son dieu.
4 – La morale n’a pas besoin d’être religieuse. Le respect des lois qui codifient la vie en société ne nécessite pas de croire en une religion. Le respect d’autrui non plus. Les hommes de loi n’ont pas besoin d’être des théologiens et les théocraties ne sont pas toutes des pays où les droits de l’homme sont respectés.
5 – D’un point de vue historique, la création des dieux et de leurs religions respectives a permis l’avancée de la culture et de la civilisation dans la société humaine.
Créer un dieu, c’est créer une explication de la réalité inconnue. C’est une tentative d’explication de l’inconnu .Les aspects religieux de l’art, des balbutiements de la science montrent la nécessité de relier le réel à l’irréel, le connu à l’inconnu, le descriptible à l’indescriptible, de rationaliser le sublime. Tous les progrès de la connaissance éloignent l’Homme de la religion et, pour y résister, les religions ne peuvent y opposer que la foi, l’irrationnel et tomber dans l’intégrisme et le fondamentalisme.
6 – L’idée de dieu n’est plus nécessaire :
Les religions successives ont échoué dans l’explication du réel. C’est la science qui, progressivement et continuellement, apporte de nouvelles réponses sur la connaissance du monde. Pour exister, la science doit se séparer de la religion. Elle oppose à la foi une pensée critique et rationnelle. Dans les pays où la religion triomphe, la science régresse toujours.
De la même façon, la morale n’a plus besoin de la religion pour exister : dans les pays civilisés, les valeurs humaines sont respectées et transmises hors des religions.
7 – La science est nécessaire, même si elle n’explique pas tout :
La science éclaire petit à petit les mystères de l’origine de l’Univers, de la Vie et l’Homme, mais partout où il reste une parcelle d’ignorance, la tentation sera toujours grande de trouver des explications hors de la science et de la raison. Rien n’empêchera jamais l’idée de dieu de se perpétuer chez ceux qui refusent la rationalité. Cependant le science, si elle est nécessaire, n’est pas suffisante car son but n’est pas de répondre aux questions irrationnelles, même si elles existent. Là où la science ne peut répondre d’une manière rationnelle, la religion le peut encore moins, si ce n’est par la foi.
- Conclusion :
Contrairement à ce qu’on pu penser certains, la science n’est pas un substitut de la religion.
A l’origine, face aux incertitudes des hommes et en l’absence de connaissances scientifiques, la religion a apporté des explications qui pouvaient paraître crédibles aux origines de l’Univers, de la Vie et de l’Homme. Ce faisant, elles lui ont apporté aux hommes une réponse aux angoisses et au peurs des hommes et leur ont apporté la sécurité qu’ils recherchaient. Mais, pour être sécurisante, cette explication du monde se doit d’être immuable. Progressivement, la science s’est substituée aux religions dans ce domaine car elle est obligée d’évoluer, car elle est l’expression de la pensée critique.
A l’opposé d’une foi immuable, elle suppose l’existence d’un monde qui peut être différent de nos perceptions, qui peut être compris rationnellement, qui peut s’étudier morceau par morceau, qui peut être décrit dans un langage mathématique et ces suppositions d’appliquent à tout. Elle est le fruit d’expériences accumulées au long des millénaires, expériences qui ont conduit à une compréhension toujours plus grande du monde.
- Pour retrouver l’intégralité du texte dont sont issues ces idées, lire le " Cours accéléré d’athéisme " de Antonio Lopez Campillo et Juan Ignacio Ferreras publié aux Editions Tribord, collection Flibuste (4 Euro).