Vol au-dessus d'un nid de coucous
Il ne faut pas être grand clerc ni spécialisé en psychiatrie pour se rendre compte que le colonel Khadafi fait partie de ces psychopathes qui ont réussi à conquérir le pouvoir suprême dans leur pays en raison de leur perversité et que c’est pour la même raison que personne n’a encore réussi à l’en déloger.
Compte-tenu de la réputation du personnage et des dommages qu’il a infligés aux démocraties et en particulier à la République française, par son soutien aux terroristes et par les attentats que ses services ont eux-mêmes organisés, on pourrait penser qu’il est assez hasardeux de s’aventurer à donner la moindre crédibilité internationale à ce personnage. Les expériences précédentes que l’Humanité a accumulées avec Hitler, Amin Dada, Pinochet ou Bokassa sont là pour montrer que faire confiance à un psychopathe d’envergure internationale revient à entrer dans son jeu pervers et lui donner la possibilité de commettre d’autres dégâts humanitaires par la suite.
Il fallait donc que nous en soyons arrivés à porter un pervers narcissique au pouvoir pour que la République Française, qui fut longtemps le symbole du respect des Droits de l’Homme, en arrive à se compromettre avec un tel individu. Il ne nous reste qu’à espérer que nous n’avons pas élu à la tête de l’Etat un psychopathe du même calibre que ce triste sire qui cacherait son jeu.
Le mal est fait et il est désormais impossible de revenir dessus. Cela ne peut nous servir que d’indicateur de la voie dans laquelle celui qui est à la tête de l’Etat est en train de nous engager et cela n’a rien de rassurant.