Quand une idéologie malodorante (ou nauséabonde) d’exclusion aboutit à des mesures nauséabondes (ou malodorantes) :
On sait que l’exclusion est le socle d’une idéologie qui vise, comme l’évolution darwinienne, à ne garder que les éléments les plus performants d’une Société. Autrefois, cela avait pris le nom d’eugénisme mais de nos jours, on appelle ça le " libéralisme ", parce que c’est plus " politiquement correct " et que, par une perversion du sens des mots, on arrive à faire croire que la mise en œuvre de la liberté individuelle autorise les plus " forts " (on devrait dire les plus " favorisés " par leur héritage socio-culturel) à exclure les plus " faibles " (ceux qui n’ont hérité que de la misère).
C’est donc au nom de cette idéologie nauséabonde que le député-maire UMP d’Argenteuil a ordonné que soit utilisé contre des SDF " malodorants " un produit répulsif destiné à l’origine à faire fuir les animaux.
On voit donc bien qu’il est assez facile, quand on a cette conception de la Société, d’aboutir aux dérives qui ont conduit ceux qui, il y a quelques décennies, avaient décrété que certains êtres humains appartenaient à des " races inférieures ." à les exterminer. Aujourd’hui, des produits malodorants, pourquoi pas demain des produits asphyxiants ?
Il semblerait qu’à force de vouloir élargir son électorat de plus en plus vers l’Extrême-Droite, une certaine Droite française en oublie les principes les plus élémentaires de l’humanisme, c’est-à-dire, en substance, " l’amour et le respect de l’être humain ".