Postulat :
Le "politiquement correct" a été inventé pour permettre aux imbéciles de l'ouvrir et obliger les gens de bon sens à la fermer.
Le "politiquement correct" a été inventé pour permettre aux imbéciles de l'ouvrir et obliger les gens de bon sens à la fermer.
73% des Etats-Uniens pensent que le monde a été créé par Dieu en 6 jours il y a 6000 ans (oui, soixante -treize pour cent...! en six jours...! il y a six mille ans ...!). Et cette croyance est en train de se répandre comme une traînée de poudre en Afrique - continent que les évangélistes sont en train de conquérir très rapidement - et même progressivement en Europe (les évangélistes créationnistes se vantent d'avoir triplé leurs effectifs en 5 ans).
Au-delà de l'absurdité de cette thèse qui remet en cause tous les progrès scientifiques sur la connaissance de l'origine de l'Humanité, on se demande à qui peut bien profiter le crime qui consiste à faire revenir la population du pays le plus puissant du monde à l'obscurantisme religieux le plus ténébreux .
Qui ? Pourquoi ? Comment ?
On est bien obligé d'admettre que pour obtenir un tel résultat dans le pays qui se prétend le plus développé de l'histoire de l'Humanité, il a fallu un plan délibéré d'abrutissement de la population. Et pour que ce plan fonctionne, il a fallu corrompre le système scolaire en introduisant cette aberration dans les programmes d'apprentissage destinés à la jeunesse de ce pays. Il a fallu ensuite relayer tout ça dans les médias populaires et que ceux-ci soient complices de cette opération. Mais il a fallu surtout mettre cette population sous le contrôle d'un réseau de proximité (églises de quartier, associations, etc) pour enfoncer le clou jour après jour, au point de brider les facultés de jugement d'un nombre considérable de citoyens et créer un effet de contagion dans les esprits.
Quel peut bien être le but du retour dans la population occidentale de ces idées archaïques, que même le Pape et l'Eglise de Rome ne défendent plus ?
Qui sont ceux qui veulent faire du pays le plus puissant du monde un pays fondamentaliste dont le seul texte de référence soit la Bible ? Qui veut imposer à l'Occident une " loi chrétienne " ? Et dans quel but ?
Veut-on diviser le monde en deux blocs, l'un sur lequel régnerait la loi islamique, l'autre sur lequel régnerait une " loi chrétienne " ?
Tout cela s'inscrit dans la logique d'une confrontation finale entre ces deux blocs, dont chacun serait pour l'autre " l'Axe du Mal ". Mais au final, veut-on que chacun des deux blocs vitrifie le territoire de l'autre ? Veut-on aller vers une dévastation totale de la planète par un conflit à grande échelle ?
On ne peut que rester confondu par la bêtise consternante des conceptions créationnistes et l'irresponsabilité de leurs promoteurs, mais on a du mal à croire que des populations entières adhèrent à de telles absurdités et n'en voient pas les conséquences à moyen et long terme.
Comment des humains doués de raison et vivant dans des pays développés peuvent-ils croire à ces fadaises ? La religion est-elle l'abandon de la raison et de la rationnalité la plus élémentaire ? Qu'a-t-on raconté à ces citoyens et quels moyens a-t-on employés pour qu'ils fassent abstraction de leur intelligence à ce point ?
On croyait oubliés les excès de l'Inquisition et les Croisades mais ces tenants de l'obscurantisme n'iront-t-ils pas bientôt jusqu'à nous présenter un débat public (télévisé bien sûr) qui, à l'instar d'un célèbre controverse, cherchera à déterminer si les Musulmans ont une âme ?
La question reste donc posée : qui est derrière cette régression ? comment s'y prennent ses responsables pour faire accepter cette négation de l'intelligence ? quel en le but final ? et pourquoi de plus en plus de gens adhèrent-ils à ce discours archaïque ?
Popularisée par la série de romans de science-fiction " Le cycle du Non-A " de A.E Van Vogt, la Sémantique Générale ou " logique non-aristotélicienne " permet de revenir sur les postulats qui régissent la pensée humaine depuis qu’Aristote les a énoncés au IV°siècle avant Jésus-Christ.
Selon Aristote :
- ce qui est est (ce qui est vrai, est vrai, ce qui est faux est faux). C’est le principe d’identité.
- rien ne peut à la fois être et ne pas être (ce qui est vrai ne peut pas être faux et inversement). C’est le principe de contradiction.
- tout doit être ou ne pas être (une proposition doit être vraie ou fausse).C’est le principe du tiers exclu.
Pour Alfred Korzybski, créateur de la Sémantique Générale, inspiré par les travaux d’Einstein et la physique quantique, trois considérations permettent de réviser ce système de pensée :
1 – " la carte n’est pas le territoire " : une carte " n’est " pas le territoire qu’elle représente, elle ne fait que le représenter. Le mot qui désigne une chose n’est pas cette chose. Je ne peux pas manger le mot " pomme "
2 – " une carte ne représente pas tout le territoire " : un mot ne résume pas tout ce qu’est une chose. Le mot " pomme " ne m’indique pas la forme de la pomme, sa couleur, si elle a un pédoncule, etc.
3 – " une carte est auto–réflexive " : elle donne aussi des renseignements sur elle-même. Le langage qu’on utilise parle aussi de lui-même. Il nous donne, par exemple, des indications sur celui qui l’utilise.
Dans le système aristotélicien, la pensée est dualiste, tout est vrai ou faux, bon ou mauvais, rien de ce qui est faux ne peut être vrai, ce qui est bon ne peut être mauvais, etc. C’est cette logique qui, depuis l’Antiquité, a structuré la pensée, le langage, les comportements humains donc l’évolution de la civilisation, la vision que l’Homme a de lui-même et du monde.
Les découvertes scientifiques du XX° siècle ont montré que la vision aristotélicienne ne correspond pas à la réalité telle qu’elle se manifeste au travers de la relativité et de la mécanique quantique : on a démontré expérimentalement, donc scientifiquement, que l’espace ne peut être dissocié du temps, qu’un élément peut être dans deux états différents en même temps, dans deux endroits à la fois en même temps, et que la présence d’un observateur peut modifier la réalité observée. Une nouvelle façon de penser est donc nécessaire pour adapter l’homme à son environnement. C’est ce que propose la Sémantique Générale.
Pourquoi vouloir changer notre façon de penser ?
- Parce que penser en termes de " bon " ou " mauvais ", de " bien " ou " mal ", de " vrai ou faux " ne peut qu’amener des divergences d’opinions basées sur des préjugés donc des conflits. Ce sont toujours les autres qui ont tort.
- Parce que confondre les mots et les faits (ou les choses) qu’ils décrivent ne peut qu’amener la confusion entre ce qu’est une chose indépendamment de nous et ce que nous pensons qu’elle est, entre ce qui se passe et ce que nous pensons qu’il se passe.
- Parce que créer des concepts abstraits comme le bien, le mal, le parti, la nation, l’Etat, etc et leur donner une existence en dehors de l’Homme et au-dessus de lui amène à prendre des décisions qui, au lieu de tenir compte de la réalité, ne font référence qu’à des théories, des idéologies, des doctrines, des croyances sans tenir compte des gens et des évènements.
- Parce que croire que le monde est figé par les étiquettes qu’on donne aux choses nous rassure peut-être mais ne reflète pas la réalité, qui est en perpétuel mouvement et en perpétuelle évolution
- Parce que croire que tous les choix se limitent à deux solutions - une bonne et une mauvaise - ne correspond pas, de toute évidence, à ce que nous pouvons faire dans tous les domaines de notre existence et que cette limitation bride notre créativité et notre liberté d'action.
- Parce que discuter de ce qui est bien ou mal, vrai ou faux en ne proposant que des choix binaires n’oppose la plupart du temps que des convictions au lieu d’opposer des faits, en partant du principe que c’est l’autre qui a tort.
Ce ne sont là que quelques aspects de cette nécessité de changement, car la pensée aristotélicienne conditionne aussi notre vision de l’Homme, de la Famille et de la Société. Nous en parlerons plus loin.
Pour sortir de ce carcan mental, la Sémantique Générale propose une vision différente de l’Homme et du monde.
- L’Homme est un tout et il est inséparable de son environnement : le corps ne peut être séparé de l’esprit et ensemble ils interagissent avec le milieu.
- L’Homme est en constante évolution, chaque génération transmettant ses acquis à la suivante. - Il utilise des symboles pour communiquer : mots, langage écrit, etc.
- Il a la possibilité de dépasser le temps pour tisser des liens avec le passé, relier sa pensée à celle d’autres hommes qui ont vécu bien avant lui. - Il a conscience de sa propre mort, donc de la finitude et du temps qui passe.
- Il peut faire des choix en anticipant les conséquences de ses actes. Il est responsable.
- Il a la possibilité de court-circuiter ses réactions émotionnelles par le raisonnement avant de réagir.
Pour son créateur, la Sémantique Générale est ainsi qualifiée parce qu’elle trouve des applications dans tous les domaines de l’activité humaine. Elle permet de faire émerger des solutions nouvelles à tous les problèmes parce qu’elle propose une vision globale et harmonieuse de l’Homme et du Monde, correspondant à son niveau d’évolution scientifique. C’est en cela qu’elle offre une alternative historique à la logique aristotélicienne et à ses implications.
Sur un magazine de télévision, je lis la présentation d'un film de James Bond : "L'acteur fait toujours preuve de flegme dans les situations les plus dangereuses."
En l'occurence, l'acteur qui joue le personnage de James Bond, N'EST PAS James Bond et les situations dans lesquelles il se trouve n'ont absolument rien de dangereux : il est sur un plateau de tournage, entouré de techniciens, de cameramen, d'un metteur en scène, etc. Bref, à aucun moment du film, il ne court un quelconque danger. On se demande donc bien pourquoi il perdrait son flegme. Au contraire, puisque le personnage qu'il joue est censé ne jamais le perdre, on pourrait se dire qu'il est un mauvais acteur s'il donnait cette impression.
Cette anecdote est à mettre en lien avec la façon, venue des Etats-Unis, dont sont présentés les films de fiction. Vous avez peut-être remarqué que dans les bandes-annonces ou les affiches de film américains, et maintenant de plus en plus pour les films français, on n'écrit plus et on ne dit plus : " Tel acteur JOUE tel personnage." mais "Tel acteur EST tel personnage."
On assiste là à ce qu'en Sémantique Générale, on appelle une " confusion des niveaux d'abstraction ", ce qui, en termes plus simples, signifie qu'on fait la confusion entre deux niveaux de la réalité qui n'ont rien à voir entre eux. L'acteur N'EST PAS le personnage qu'il joue, et ce qu'il vit à l'écran N'EST PAS ce qu'il vit réellement. Et pourtant c'est ce qu'on nous écrit et c'est ce quon nous dit.
Pourquoi les médias audio-visuels ont-ils de plus en plus recours à ce qu'ils appellent des "docu-fictions" et des émissions de "télé-réalité" ? Dans le premier cas, on fait jouer à des acteurs des situations qui ont été réellement vécues, mais en les réécrivant, en fabriquant un scénario qui fait que ce qu'on nous donne à voir N'EST PAS la réalité mais seulement une interprétation souvent romancée des faits. Dans le second cas, on met des gens qui ne sont pas des acteurs dans des situations artificielles, QUI N'EXISTENT PAS DANS LA REALITE (être enfermé dans un loft pendant 6 semaines, etc) pour leur faire JOUER une réalité "fictive" fabriquée de toutes pièces.
Pour des téléspectateurs qui ont une expérience ancienne du réel et qui ont connu la télévision à un âge où ces procédés n'étaient pas employés, cela peut paraître anecdotique, amusant, ridicule ou stupide. Mais pour les jeunes générations de téléspectateurs, élevés avec cette vision où on entretient la confusion entre réalité et fiction, on est en train de faire un glissement progressif du réel vers le virtuel et inversement. On crée et on installe dans les esprits la confusion entre la réalité et la fiction.
Quelle importance, me direz-vous ? Si ce n'est qu'on peut très bien imaginer qu'un jour, des gouvernants sans scrupules fassent croire à des téléspectateurs naïfs, images à l'appui, qu'un pays représente un danger parce qu'il a la troisième armée du monde, qu'il faut l'attaquer parce qu'il possède des armes de destruction massive (photos satellites à l'appui) et déclenche une guerre "préventive" avec l'approbation de sa population. Quitte à reconnaître quelques années après qu'ils "se sont trompés", mais en arrivant à faire oublier qu'ils ont manipulé le monde entier en faisant prendre "leur" fiction pour la réalité.
La France ayant décidé de voter une loi qui sanctionne les fumeurs en raison de leur nocivité sociale et du nombres de victimes actives et passives que provoque leur vice, il faut voter, dans le même esprit, des lois qui sanctionnent les autres conduites à risque :
1 - Il faut procéder à des contrôles d'alcoolémie devant les bars pour en interdire l'entrée à des gens qui auraient déjà consommé de l'alcool et dont la consommation d'un verre de plus leur ferait franchir le taux légal admis.
2 - Le nombre de victimes de maladies cardio-vasculaires est plus important que celles du tabac : la consommation excessive de sucre et de graisses étant à l'origine de ces maladies, il faut voter une loi qui interdise, sous peine de forte amende, les excès de graisse et de sucre dans les aliments industriels, dans les restaurants privés ou d'entreprise et dans les cantines scolaires. Dans le même esprit d'exclusion que celui qui est exercé contre les fumeurs, il faut interdire l'entrée des restaurants aux obèses, sous peine de forte amende ou de cure d'amaigrissement forcée, car ils mettent en danger leur propre vie et sont une incitation aux excès alimentaires, sans compter que leur présence dans un restaurant peut déranger les autres clients de corpulence normale.
3 - Le nombre de morts par suicide chez les jeunes de 15 à 25 ans étant supérieur aux nombre de tués dans les accidents de la route dans la même tranche d'âge, il faut sanctionner les tentatives de suicide par de fortes amendes ou de fortes peines, dont il reste à déterminer la nature, pour dissuader leurs auteurs de toute récidive.
4 - La première cause de mort d'enfants étant les accidents domestiques, il faut condamner les parents de ces victimes à des peines de prison ou des stages de réeéducation, à l'image de ceux qui sont imposés aux mauvais conducteurs, afin de leur montrer l'importance de la surveillance des enfants et dissuader les autres parents de faire preuve d'une distraction criminelle.
J'attends vos suggestions pour de nouvelles lois sanctionnant les individus qui se mettent en danger et qui y mettent aussi les autres.
Le livre de François Bayrou " Au nom du Tiers-Etat " présente une bonne analyse de la situation actuelle du peuple français, car elle met en évidence que ses représentants sont méprisés par le pouvoir exécutif.
Cependant, en y regardant de près, on constate que le Parlement n'est plus, lui non plus, représentatif de la population française, ne serait-ce que par sa composition sociologique.
En effet, si l’on compare la répartition des catégories socio-professionnelles au sein de l’Assemblée Nationale à celle qui existe dans la population, on constate que :
On constate donc que l’Assemblée Nationale est composée à 70% de gens qui ne représentent que 10% de la population (cadres, professions intellectuelles supérieures, commerçants, artisans et chefs d’entreprises). Quant aux ouvriers et employés, ils sont 30% dans la population, mais 2,4% des députés.
Quant à ceux qui appartiennent aux organes de décision gouvernementaux sans avoir jamais eu à dépendre du suffrage populaire (chefs et membres des cabinets ministériels, hauts fonctionnaires, etc.), il est certain qu’une analyse de leurs origines socio-culturelles serait encore plus significative .
Les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires sont donc maintenant, comme à la veille de 1789, aux mains d'une caste qui monopolise tous les pouvoirs économiques, financiers, politiques et - temps modernes obligent - médiatiques ; caste qui, de plus, ne donne aucun espoir à ceux qui n'y appartiennent pas de voir leur descendance avoir un jour accès à un niveau élevé de responsabilités : le pourcentage d’enfants de classes populaires qui accèdent à l’enseignement supérieur n’a cessé de diminuer depuis 1982. Et on trouve malheureusement dans ces réseaux du pouvoir des gens affublés de toutes les étiquettes politiques.
Bref, le fonctionnement de la démocratie est bloqué et il semble devenu indispensable de refonder la république sur de nouvelles bases pour éviter la désespérance populaire et, peut-être un jour, une crise violente.
Cependant, en allant sur site de l'UDF on trouve la phrase suivante qui me semble contradictoire avec les objectifs de François Bayrou, ou pour le moins pénalisante pour leur réalisation :
"Pour l'UDF, la réponse est de proposer non pas une nouvelle structure d'appareil mais le pluralisme et la réforme."
On ne voit pas comment un système qui a généré les perversions actuelles pourrait être conservé sans que l’on se retrouve avec les mêmes problèmes tôt ou tard. L’analyse de la représentation nationale montre que, même si ces déviations tiennent pour une grande part aux hommes qui font fonctionner l’appareil démocratique, elles trouvent aussi leur origine dans sa structure.
En tout état de cause, et compte-tenu de ce constat, il semble que la prochaine constitution de la République, si on arrive à en imposer une à ceux qui détiennent tous les pouvoirs et tous les " postes-clés ", ne pourra faire l’économie de la mise en place d’une démocratie participative impliquant des changements dans les structures représentatives.
Car il me paraît illusoire que le pluralisme et la réforme sans une rénovation des structures représentatives de la république soient suffisants pour changer le fonctionnement actuel des institutions et le blocage de la machine démocratique.
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