Cols blancs et mains sales

Publié le par ehim

Trois livres sortis récemment  - "Rapacités" de Jean-Louis Gergorin et Sophie Coignard (Fayard), "Le livre noir de l'économie mondiale" de Moises Naim (Grasset) et "Les goinfres" de Patrick Bonazza (Flammarion) - montrent comment la mondialisation facilite la circulation de l'argent sale et comment des sommes astronomiques sont détournées par des délinquants en col blanc, par ailleurs reconnus comme appartenant à l'élite du capitalisme et du libéralisme économique, qui manipulent des capitaux à l'échelle mondiale.

Dans son livre sur l'affaire Clearstream, Jean-Louis Gergorin confirme les affirmations du journaliste Denis Robert sur l'utilisation des chambres de compensation pour dissimuler des transactions pas toujours très propres. Il montre que,  dans les plus grandes institutions bancaires, certains mécanismes occultes permettent de dissimuler ces opérations douteuses .

Si à ces manoeuvres frauduleuses on ajoute les moyens que les dirigeants de grandes entreprises ont mis en place pour augmenter leurs rémunérations, on peut considérer qu'au niveau mondial, une part croissante des capitaux échappe à tout contrôle et que ce n'est qu'au travers d' "affaires", qui transpirent épisodiquement à travers quelques enquêtes journalistiques, qu'on peut en avoir une vague idée.

Après l'affaire Clearstream,  l'audition du patron de Total par la Justice française pour des commissions suspectes versées à des proches de dirigeants iraniens, et le procès d'un magnat des médias pour détournement qui s'ouvre aux Etats-Unis ne sont que les rares exemples médiatisés parmi les plus récents de cette délinquance des manipulateurs de capitaux à l'échelle mondiale.

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calcite 07/04/2007 23:41

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