Comme un lapin incendiaire dans une pinède en plein été

Publié le par ehim

Je ne sais pas si vous avez la même impression que moi, mais Sarkozy m’apparaît de plus en plus comme l’un de ces lapins auxquels, en plein été, les incendiaires attachent des chiffons imbibés d’essence qu’ils enflamment avant de lâcher le lapin dans la pinède pour déclencher un incendie de forêt.

 

Plus le climat social se réchauffe, plus cet homme-là s’ingénie, sous prétexte de rupture avec ses prédécesseurs, à multiplier les provocations.

Après s’être mis l’armée française à dos - ce qui est quand même un exploit remarquable quand on connaît la discrétion et la réserve dont celle-ci est capable de faire preuve -, il a réussi à déclencher une réaction enflammée du patron de France-Télévisions – qui a qualifié ses propos de " stupides " alors qu’il n’est pas réputé pour son manque de retenue - à se mettre à dos le commissaire européen délégué à l’O.M.C, et pour finir, à manifester son plus grand mépris pour les salariés de ce pays en déclarant, devant les cadres de l’UMP, à quel point il était fier qu’on ne s’aperçoive même plus de rien quand une grève avait lieu en France.

 

L’hebdomadaire " Marianne " nous avait averti, pendant la campagne électorale, des doutes qu’on pouvait avoir sur l’équilibre psychologique de ce personnage, et la réalité semble, hélas, confirmer le pronostic.

Comment expliquer qu’on puisse mettre autant d’acharnement à provoquer des affrontements entre les diverses catégories de population d’un pays et à le décrédibiliser au niveau international, donc attirer sur celui-ci la haine ou le mépris des autres pays, sans un désir inassouvi de détruire un pays auquel on veut viscéralement du mal ? Est-ce que les origines immigrées de cet homme l’ont tellement aigri contre la France et les Français qu’il rêve de les abaisser au plus bas ou faut-il chercher dans la structure de sa personnalité l’origine de cette déviance comportementale ?

 

Au-delà de son goût immodéré pour les apparats de la richesse et du pouvoir, qui ne montre au fond que la médiocrité de ses ambitions, cet homme ne souffre-t-il pas d’un incurable complexe d’infériorité qui le pousse à vouloir dominer et rabaisser ses concitoyens, quitte à aller jusqu’à les utiliser les uns contre les autres pour assouvir son besoin de supériorité sur eux ?

 

Ce qui est inquiétant, c’est qu’on a l’impression que, comme un pompier pyromane qui prendrait plaisir à noyer sous des tonnes d’eau les survivants d’un incendie qu’il aurait allumé, il est prêt à utiliser tous les prétextes pour humilier les simples citoyens, jusqu’à provoquer une révolte afin d’éprouver le plaisir de la faire mater en utilisant une police et éventuellement une armée disciplinées, ce qui lui permettrait de mettre fin à toute velléité de revendication. Et on voit bien la montée en puissance d’une arrogance et d’un mépris de plus en plus affirmés qui ne peuvent que laisser pantois quand on a connu les dirigeants plus avisés, et plus équilibrés, qui l’ont précédé.

 

Le pire, c’est que chacun sait que les pompiers pyromanes ne se soignent pas d’eux-mêmes.
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Jean-Pierre Friedman 18/12/2009 10:43


Désolé de me citer encore. mais la quatrième de couverture de mon livre" Du pouvoir et des hommes" (Michalon) dit: "le pouvoir est une maladie mentale". Certes sarkozy en donne des signes plus
visibles mais dire que ses prédécesseurs en étaient exempts me semble procéder de l'aveuglement. Giscard,Mitterrand, Chirac, tous ont décollé, avec un A+ pour Mitterrand, un des pires . Avec
lui a démarré en plus la notion d'impunité, brèche dans laquelle les autres se sont engouffrés. De quoi aurait l'air ce pauvre de Gaulle qui avait installé un compteur séparé pour ses appartements
privés à l'Elysée et Coty qui réglait de sa poche ses taxis. A l'époque le travail et l'honnêteté étaient valeurs dominantes et ils les incarnaient par contrste avec l'individualisme et le culte de
l'argent facile. Nos présidents ne seraient-ils que le reflet de la société qui les élit? C'est à dire nous.


mpoppins 30/08/2008 13:35

Beaucoup de p'tits chefs médiocres et conscients de leur médiocrité ont ce type d'attitude; on met  sur une même mission de travail des personnes dont on sait par avance qu'elles sont incompatibles sur le plan des idées et la cacophonie sonore qui en résulte masque habilement la médiocrité du donneur d'ordre qui se pause alors en arbitre puis en sauveur.Ce type de comportement se remarque aussi chez les grands psychopathes mais n'y voyons là aucun lien...Il ne sera qu'un petit feu follet dans l'histoire...même pas un lapin duracel

nicolas 26/07/2008 12:36

BonjourA propos de l'ambition démesurée à réformer ,je cite un passage du dernier livre de P Larrouturou qui montre bien le cynisme du personnage."Peu avant les élections de 2002, Nicolas Sarkozy avait été invité à
dîner par un petit groupe de journalistes. La règle était que le maire
de Neuilly pouvait parler en toute franchise, mais que rien ne devait
être répété de se qui se dirait.
Devant des convives un peu interloqués, Sarkozy expliqua que, quand il
tiendrait les rênes du pouvoir il allait "réformer le pays". "Il y aura
des manifs. Il y aura des bavures. Mais il va réformer le pays...", m'a
rapporté un des participants. Puis se tournant vers un grand patron qui
dînait avec eux, il annonça qu'il irait ensuite travailler dans le
privé. Et qu'il mériterait alors d'être grassement remercié pour tout ce
qu'il aurait fait."

Infocrate 14/07/2008 18:14

Désolé, je suis hors-sujet, mais je poste ça là pour plus de visibilité:La lutte Anti-EDVIGE s'organise!http://infocraties.blogspot.com/2008/07/edvige-tu-vas-prendre.htmlMerci à tout le monde d'avance.

christine 08/07/2008 22:39

diagnostiqué pervers narcissique,par le psy Serge Hefez.voir sa note du 6 mai 2007 sur son blog.ça fais peur....

ehim 08/07/2008 22:57


En effet. Intéressante similitude d'analyse de cet article
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/petite_leon_de_.html#more
avec l'un de mes articles précédents http://ehim.over-blog.com/article-16564478.html