Dans la famille " POURRIS CYNIQUES ", je demande … LES REPRESENTANTS DU PEUPLE.

Publié le par ehim

 

Dans un billet précédent (

http://ehim.over-blog.com/article-4500001.html ), j’ai dénoncé le fait que les représentants du peuple qui siègent à l’Assemblée Nationale et au Sénat ne représentent qu’une frange privilégiée de la Société : l’Assemblée Nationale est composée à 70% de gens qui ne représentent que 10% de la population (cadres, professions intellectuelles supérieures, commerçants, artisans et chefs d’entreprises). Quant aux ouvriers et employés, ils sont 30% dans la population, mais 2,4% des députés.

 

On sait déjà qu’ils bénéficient de conditions de rémunération, de retraite et " d’indemnisation de chômage et de retour à l’emploi " particulièrement " avantageuses " :

  •  

  • une indemnité mensuelle nette de 5100 Euro (33 500 francs) + 6192 Euro (40 000 francs) par mois pour tous les frais liés à l’exercice de leur fonction (téléphone, réservation d’un chambre dans l’hôtel de l’Assemblée, etc.), ce qui fait " seulement " 11 292 Euro (74 000 Francs) pour survivre,
  •  

     

  • il leur suffit de cotiser pendant vingt-cinq ans ( leur cotisation compte double pendant quinze ans) pour bénéficier d'une retraite à taux plein, soit un peu moins de 6000 Euro brut par mois. Ils n'atteignent pas tous le nombre d'annuités nécessaire, mais la retraite moyenne d'un sénateur est quand même de 3085 Euro brut par mois et celle d'un député de 2192 Euro par mois. Il suffit d"avoir cotisé cinq ans pour toucher 1572 Euro de retraite par mois. Même s'ils ne sont pas réélus, ils conservent le droit d'entrée aux assemblées (on sait qu'on y trouve un bon restaurant et un bon coiffeur, entre autres) et le demi-tarif SNCF.
  •  

     

  • Pour éviter qu’ils ne sombrent dans la misère s’ils n’étaient pas réélus, ils bénéficiaient jusqu’à maintenant d’une " indemnité de retour à l’emploi " de 5231 Euro par mois pendant 6 mois. Mais devant les risques de chômage que fait courir la crise du marché du travail, il est évident qu’il fallait donner des garanties plus fortes de " retour à l’emploi " à ces pauvres gens qui, dans le civil, ne sont qu’avocats, médecins, chefs d’entreprise ou cadres supérieurs. Ces représentants du peuple démocratiquement élus ont donc cyniquement et indécemment récemment porté la durée de cette indemnisation " de retour à l’emploi " à cinq ans.
  •  

 

Comme tous ces avantages ne suffisent probablement pas pour se loger à Paris lors des sessions parlementaires, ils profitent, grâce à l’Office HLM de Paris, de logements à l'année à des prix tout à fait intéressants (639,92 Euro pour un deux pièces de 50m2) pour leurs séjours dans la capitale, ce qui devrait ravir les Parisiens moyens qui n’ont pas un salaire de député et restent sur liste d’attente pendant des mois ou des années.

 

Mais le comble, si on l’a atteint (il y a encore sûrement des choses intéressantes à apprendre), est, selonles informations révélées par Rue 89 sur les conditions de travail des attachés parlementaires (employés et rémunérés par les parlementaires), qu’ils se conduisent comme des patrons-voyous et pratiquent le népotisme aux dépens de leurs employés. (

http://www.rue89.com/2008/05/16/ces-deputes-et-senateurs-qui-bafouent-le-code-du-travail )

 

Lorsque la directrice du service des affaires fiinancières de l’Assemblée Nationale leur a annoncé, le 30 otobre 2007, qu’ils pouvaient transférer dans la limite de 5495 Euro net par mois, la partie non consommée de leur " crédit collaborateur " de 8949 Euro par mois, sur leur indemnité représentative de frais de mandat, on peut supposer que les collaborateurs concernés n’ont pas beaucoup apprécié. Ils ont encore moins apprécié quand ils ont constaté que 261 députés sur 577 n’ont pas reversé ledit reliquat à leur collaborateur, mais l’ont conservé ou reversé à leur groupe parlementaire (

http://www.rue89.com/2008/01/09/les-deputes-font-les-poches-de-leurs-collaborateurs ).

 

Au quotidien, les pratiques des parlementaires, qui sont considérés chacun comme l’employeur privé de leur attaché parlementaire, sont en effet pour le moins surprenantes : "on" embauche des " stagiaires " qu’on rémunère 300 Euro par mois pour travailler 7 jours sur 7, en utilisant deux ou trois stagiaires de septembre à juin, puis en prenant des membres de sa propre famille de juillet à septembre. Et c’est à ceux-là qu’on verse les indemnités parlementaires …Eh oui … Ces employeurs privés ont le droit d’employer des membres de leur famille …

 

Les syndicats ne comptent plus les cas de licenciements abusifs. Licenciés en bloc à l’approche d’élections et se retrouvant sans travail si leur employeur n’est pas réélu, ils ne bénéficient pas des mêmes mesures de " retour à l’emploi " que leurs patrons. Ils ne bénéficient évidemment pas non plus des avantages en nature de leurs patrons (billets SNCF, logements HLM) et même pas de la vaccination gratuite contre la grippe dont bénéficient les parlementaires, leurs conjoints et leur famille, et même pas des 35 heures qui n’ont jamais été appliquées.

 

Si on y ajoute, pour certains, le harcèlement moral ou sexuel, on constate donc que ceux qui sont censés représenter le peuple et nous tiennent de beaux discours ne mettent pas forcément leurs actes en cohérence avec leurs discours.

Quant à ceux qui sont honnêtes mais ne dénoncent pas ces situations, on peut toujours leur rappeler qu’en droit commun, celui qui a connaissance d’actes de nature à nuire aux autres mais ne les dénonce pas est considéré comme complice ou accusé de recel.

 

Il ne faudra donc pas s’étonner que le Peuple se lasse un jour d’être représenté par des privilégiés qui bafouent les principes qu’ils prêchent et les lois qu’ils votent et décide de se débarrasser d’eux pour exercer lui-même la démocratie.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jean-Pierre Friedman 18/12/2009 12:01


Pourquoi vous étonner si la fonction parlementaire attire surtout des apprentis profiteurs. mais le peuple ne se lasse pas de les élire même quand ils sont notoirement corrompus et ont même été
condamnés. Alors pourquoi se gêneraient-ils? Louis-Philipe avait envisagé de ne pas payer les députés. Alors le vieux Talleyrand avait grommelé: > Alors que
faire? S'abstenir? Pas certain que ce soit la bonne solution mais évitons les yaka, faucon....


RP 18/04/2009 01:27

oui, je ne peux m'enmpêcher de remarquer qu'on nous fait des lois pour imposer qu'il y ait 50% de femmes parmi les candidats aux élections, arguant que sinon ça n'est pas démocratique; mais alors il y a ue loi qui est encore plus urgente et importante à passer: c'est d'imposer une proportion de fils d'ouvriers égale à leur proportion dans la population 40 % et à interdire qu'une liste de candidats contienne une proportion de cadres sup, patrons, prof libérales, supérieure à leur proportion dans la population. ça c'est une sacré et incontestable atteinte à la démocratie et à la représentativité et à l'égalité.Qu'est-ce qu'on attend ?