« Sea, sex and sun » pour ceux qui jouent « Les bronzés, le retour »

Publié le par ehim

Dans l’actualité de la gestion des flux migratoires selon Sarkozy et Hortefeux, l’ignoble le dispute au ridicule.

 

En effet, on vient d’apprendre que les flics qui voyagent en avion en compagnie d’immigrés renvoyés dans leur pays d’origine, tropical en général, bénéficient de points de fidélité sur les lignes des compagnies aériennes dont ils utilisent les avions pour faire leur sale boulot. Ce qui, le temps aidant, leur donne droit à des voyages gratuits sur des destinations de leur choix (on suppose que c’est dans la limite des points accumulés et que, s’ils aiment le soleil, la mer et la bringue, ils vont dans les pays dans lesquels ils ont déjà raccompagné moult ex-clandestins).

 

On voit donc ainsi qu’existe, de fait, une prime d’encouragement à l’exclusion qui, chez certains fonctionnaires zélés - qui, après tout, ne sont que des hommes, avec les faiblesses que ça implique - pourrait stimuler le désir d’atteindre les objectifs qu’on leur fixe en terme de quota annuel d’expulsions.

 

Si l’expression " devoir de mémoire " dont notre hyper-président nous a rebattu les oreilles a un sens, il faudrait que les Français se souviennent que la seule époque pendant laquelle on a encouragé des fonctionnaires à dénoncer, répertorier et escorter des gens dans des camps de transit pour les expédier ensuite vers d’autres destinations dont ils ne sont jamais revenus n’est pas la période la plus glorieuse de l’histoire de notre pays.



http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr/article-19013845.html

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Jean-Pierre Friedman 18/12/2009 19:02


Que faire pour endiguer l'ignoble business des passeurs et distinguer les réfugiés économiques des refugiés politiques? Si quelqu'un a des idées.


leunamme 05/05/2008 16:42

En plus d'être ignominieuse, cette information est symptomatique d'une époque où les hommes ne sont guère plus que des marchandises.