Quand les porcs s'engraissent pendant que les moutons dépérissent ...

Publié le par ehim

C’est la réflexion que peut inspirer la révélation du montant de l’évasion fiscale de plusieurs pays d’Europe, dont la France, au Lichtenstein.

 

On parle déjà de 200 millions d’Euro pour la France, mais ce chiffre n’est qu’une goutte d’eau par rapport aux 30 à 50 milliards d’Euro de fraude fiscale qui sont comptés chaque année. Or, on sait que les salariés ne peuvent pas frauder le fisc puisque leurs revenus sont déclarés par leurs employeurs.

C’est sûrement pour récompenser de leur manque de civisme et de solidarité ceux qui ont la possibilité de frauder que Sarkozy leur a fait un cadeau de 15 milliards d’Euro dès qu’il a été élu. C’est sûrement aussi pour ça que ne sera pas publiée la liste de ces " bons citoyens " dont on nous dit depuis des mois, et même des années, que ce sont eux qui participent le plus au développement économique du pays.

 

On mesure le cynisme de nos élites quand on les voit, dans le même temps, reprocher aux malades et aux vieux d’être responsables du déficit de l’assurance-maladie et prétendre les " responsabiliser " en prenant dans leurs poches l’argent qui manque au lieu de le prendre là où il se trouve. Ce qui ne les empêche pas non plus de proclamer que, les caisses de l’Etat étant vides, on ne peut pas augmenter le pouvoir d’achat des salariés et on diminue même celui des fonctionnaires. 

P.S : Pour savoir pourquoi les fraudeurs risquent moins en France qu'ailleurs, lire  l'article de "Marianne" : http://www.marianne2.fr/Sarkozy-desarme-l-Etat-contre-les-fraudes-fiscales_a84382.html
Extrait :
" En France, on traque donc les petits et gros délinquants, voire des criminels de droit commun, y compris en rétribuant les informateurs comme on a pu le voir dans l'affaire de Villiers-le-Bel. Mais lorsqu'il s'agit d'identifier des délinquants fiscaux, en col blanc, aux mains raffinées et en général aux comptes en banques bien remplis, on prend des pincettes. Orientation confirmée lors de l'entretien avec le cabinet, où l'on se réjouit d'avoir obtenu les renseignements des Allemands sans bourse délier.
On en conclut donc que les fraudeurs au fisc, peuvent dormir tranquille : à moins que les Allemands ne persistent à donner des tuyaux gratuitement (Berlin a payé 5 millions d'euros le listing de la banque LGB), ce ne sont pas les gabelous français qui vont venir espionner les paradis fiscaux. 

Mais au fait, qui a décidé d'un tel laxisme en matière de lutte contre la délinquance fiscale ? Renseignement prix, c'est …Nicolas Sarkozy. En 2004, alors ministre de l'Economie, des finances et du budget, il avait décidé de supprimer la rétribution des « aviseurs », (terme de la DGI pour « indics »). Orientation réaffirmée lors de sa visite en août 2007 à l'Université du Medef, lorsqu'il fustigeait les «lettres anonymes », avec un drôle de parallèle avec la période de l'Occupation… Selon le Syndicat national unifié des impôts, toujours en 2004, Nicolas Sarkozy a édicté une trentaine de règles tendant à « protéger » les contribuables, en fait à compliquer les contrôles, et à réduire les amendes des entreprises.  "

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Jean-Pierre Friedman 19/12/2009 16:53


Quel aveuglement! Il n'y aurait aucun plaisir à être riche s'il n'y avait pas de pauvres (pardon on dit maintenant les plus démunis)