En ce temps-là, un certain Adolf ...

Publié le par ehim

La loi sur la " rétention de sûreté " examinée le 21 février par le Conseil Constitutionnel, vise à maintenir en détention ceux qui ont été condamnés à 15 ans de prison ou plus, notamment pour certains crimes sexuels, s’ils sont jugés dangereux ou susceptibles de récidiver. Ce qui peut choquer certains, c’est qu’elle a pour conséquence de remettre en cause la validité de jugement rendus par des Tribunaux dans des conditions supposées équitables, en leur substituant une mesure administrative.

 

Des lois similaires ont déjà été adoptées dans d’autres pays, parfois en d’autres temps, notamment, le 24 novembre 1933 en Allemagne sous la République de Weimar, et elle a été promulguée au " Journal Officiel " allemand le 27 novembre suivant. Cette loi allemande de 1933 porte une signature illustre : celle du chancelier du Reich de l’époque, un certain Adolf Hitler.

 

On sait ce qu’il est advenu de ce Chancelier et de ses brillantes idées sur la répression des déviants de toutes sortes. Un certain nombre d’entre eux ont d’ailleurs fini dans des camps et n’en sont jamais revenus. Evidemment, certains diront probablement que cela n’est qu’un " détail de l’Histoire ", mais il en est de la répression comme de beaucoup d’autres choses : quand elle franchit certaines limites, on ne peut plus savoir où elle va s’arrêter et il vaut mieux s’inquiéter avant qu’il ne soit trop tard.

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Jean-Pierre Friedman 20/12/2009 11:42



"Comparaison n'est pas raison" dit-on. Vérifié plus que jamais. D'autant plus que, je vous voir bondir, plus politiquement correct que vous ne croyez, je pense sincèrement que la répression est
insuffisante dans ce pays où policiers et magistrats ont peur de faire respecter les lois. On crée de nouvelles lois souvent ridicules faute de faire savoir , pouvoir ou vouloir faire
respecter les précédentes. si on continue à tolérer les transgressions, surtout, mais pas seulement,  communautaires ou corporatrices, alors seulement la voie sera mûre pour un nouvel
A.H. 



dom 22/02/2008 23:33

Vous pensez vraiment ce que vous dites, ou c'est du second degré ?

ehim 23/02/2008 07:50

La réponse à ces deux premiers commentaires vient d'être donnée par Sarkozy lui-même. Il exige que la loi soit appliquée dès maintenant à ceux qui sont détenus actuellement, en outrepassant l'avis du Conseil Constitutionnel, ce qui sera une première dans l'Histoire de cette République et contraire à l'article 62 de ladite Constitution.L'Histoire nous a déjà montré que quand le pouvoir exécutif met le législatif à son service et outrepasse le judiciaire, on est sur la voie du totalitarisme. Quand il ne respecte plus les institutions gardiennes de la Constitution, on n'est plus seulement sur la voie qui y mène, on y entre.

machalecha 22/02/2008 17:36

L'histoire ne se répète pas de cette manière, nous ne ressemblons pas aujourd'hui à ceux qui ont mené Hitler au pouvoir, ni nous, ni les allemands. La reflexion est devenue possible, l'école est passée par là. Les lois et projets de NS sont sans aucun doute destructirices de l'équilibre de notre société et menacent notre liberté ( en particulier de conscience). Mais néanmoins je pense que comparer ce projet de loi à celles de 1933 c'est abusif. Crier au loup sans cesse érode la conscience du danger. La rétension de sécurité est abusive elle aussi, mieux vaudrait soigner dès leur entrée en prison les délinquants sexuels au lieu de les enfermer plus tard. Mais un délinquant sexuel , je suis navrée de le dire, n'est jamais tout à fait guéri , ni un schizophrène, ni un dépressif profond. Il faut les aider et les surveiller tout au long de leur vie, en prison et à leur sortie. Un dépressif ça peut se détruire lui même en se suicidant, un délinquant sexuel détruit les autres. Pas de loi liberticides, mais pas de compassion excessive non plus, ni de comparaison hasardeuses.