Les cages des spoliés

Publié le par ehim

Dans les années 80, les "potes" de SOS Racisme, et Harlem Désir disaient déjà : '"il faut repeindre les cages d'escalier et réparer les boîtes aux lettres" si on veut intégrer les immigrés et leurs familles. Plus de vingt ans après, Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la Ville proclame à son tour qu'elle veut "qu'on nettoie ces cages d'escalier"... 

Ceux qui s'occupent d'animaux savent reconnaître le niveau d'aliénation que ceux-ci ont atteint au moment où ils commencent à accepter de vivre dans le même espace que leurs déjections et à devenir coprophages.

Dans certaines prisons françaises, il existe des cachots d'isolement où on reconnaît l'aliénation de certains détenus quand ils en arrivent à manger leurs excréments.

On peut donc espérer d'une société qu'elle aura franchi un grand pas quand elle aura compris que tout animal, y compris l'être humain, est susceptible de régresser au plus bas niveau de survie qui consiste à s'entre-dévorer, à s'auto-mutiler, ou à dévorer ses excréments quand on le pousse au plus haut point du sentiment d'isolement.

Il y a longtemps que les citoyens français moyens, dits "normaux" sont devenus coprophages (ce qui, dans le langage courant veut dire "mange-merde").

Il existe donc un niveau de détection de la détresse ultime qui est celui où les gens acceptent de vivre dans leur merde et l'entretiennent. Pour n'importe quel animal comme l'être humain, cela indique simplement qu'il en est au dernier stade de la survie et qu'il ne faut plus ouvrir la cage ni y entrer sous crainte d'être dévoré.

Je souhaite donc bien du plaisir à ceux qui se présentent comme des soigneurs et qui prétendent encore entrer dans les cages des spoliés pour les nettoyer.

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Jean-Pierre Friedman 20/12/2009 16:23


Je me souviens des épouvantables bidonvilles de nanterre et du moment où on a (trop) hâtivement construit des logements décents pour ceux qui les ont immédiatement saccagés à l'exception des
Asiatiques pourtant logés dans les même conditions. je soupconne Ehim fin,alement d'une sorte de neo-politiquement correct, qui rend ses prises de positions trop prévisibles. Alors j'arrête de
remonter le temps avec lui. Adieu.


la nymphette 05/12/2007 15:13

Ce que j'apprécie le plus dans ce type d'articles -un peu provocateurs- sont les commentaires hargneux et haineux de personnes qui j'en suis sûre ne savent même pas de quoi elles parlent... et pourraient au moins le faire avec quelque modulateurs de narration... type "je pense" "à mon avis" mais c'est vrai que cela on ne l'apprend pas dans les journaux de TF1!@ehim: encore bravo, pê que la provocation finira par réveiller les moutons!

ehim 05/12/2007 16:35

Je ne sais pas si ils dorment tous, j'en entends qui bêlent ... ;-)A moins que ce ne soient les râles d'agonie des agneaux que nos Hannibal Lecter nationaux sont en train d'égorger ...

Ravachol 03/12/2007 13:52

On perd la notion de respect à partir moment ou l’on est pas soi même respecté.On change d’attitude le jour ou cette tendance s’inverse.Qu’ils puissent en arriver à détruire leur environnement est tout a fait logique.Tout comme ils peuvent se détruire eux même.Je suis passé par la. Je peux juger avec le recul.

nathalie 03/12/2007 08:10

La dégradation fait parti du rituel de marquage de territoire...on défonce une vierge dans une tournante comme on défonce une porte d'ascensseur....vive la testosterone !

V. 03/12/2007 06:34

Ce n'est plus du marquage de territoire quand on dégrade, mais de la dégradation de territoire.Et on marque son territoire quand on a quelque chose à défendre.Là quand même les rêves sont tués, que voulez vous trouver à défendre ?